Le blog de Pierre Regnault

C'est quand même un peu "fort de café". La plupart des maires - de droite et de gauche - ont eu un peu de mal à accepter que le déplacement de Nicolas Sarkozy au Moyen Orient était incompatible avec sa venue au congrès des maires. Mais là où ça coince, c'est qu'ils ont pu constater que cet agenda "chargé" n'était pas incompatible avec le calendrier du mondial de foot !

 


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Pierre Regnault


Ses excuses données devant 400 maires à l'Elysée vendredi 22 novembre sont les bienvenues :

"Je voulais vous présenter mes excuses parce que mardi et mercredi j'étais en Arabie saoudite et au Qatar. Je n'ai donc pas pu, contrairement à mes habitudes, venir à votre congrès". 

Elles ont pourtant un goût amer quand le même Nicolas Sarkozy assiste au match de foot"France-Irlande"  et oublie qu'il aurait pu venir au congrès des maires le le lendemain ! N'y avait-il personne à l'Elysée pour lui dire que le congrès des maires se poursuivait aussi le jeudi 21 novembre. Que ce jeudi là une résolution très dure pour le gouvernement a été votée à l'unanimité par les 12.000 maires ! 


Quant à sa petite manifestation électorale à l'Elysée, elle n'a rassemblé qu'un peu plus de 400 maires, quasiment tous de droite, et non pas 700, car de nombreux élus, tout aussi républicains que notre président, n'ont pas accepté d'être traités comme cela. Ils ne souhaitaient pas en plus cautionner une manifestation dont on peut dire qu'elle était le lancement de la campagne des régionales depuis l'Elysée !

Même à droite on s'inquiète de la complexité incroyable des réformes en cours : il faut un bac + 15 pour y comprendre quelque chose. Pour la réforme de la taxe professionnelle, pas moins de 135 pages dans la loi de finance 2010 (!). Au lieu de simplifier le "mille feuilles territorial", cette réforme crée des niveaux supplémentaires : métropoles, pôles métropolitains, communes nouvelles ...

Mais surtout ce seront des moyens en moins pour les collectivités. Le Sénat, malgré les gesticulations de Raffarin, a voté la suppression de la TP hier samedi 22 novembre, moyennant quelques ajustements à la marge. De nouveaux débats sans doute plus serrés auront lieu en décembre dans cette même assemblée.

 30 % d'investissement en moins par les départements en  2010 !

Si rien de fondamental n'est modifié, de nombreuses collectivités, vont réduire la "voilure". L'Association des Départements de France estime pour 2010 à 30 % la réduction des investissements des conseils généraux en France. Mauvais signal en plein crise !


Les budgets 2010 des collectivités vont être difficiles à construire. Sur 36.000 communes, 20 à 25.000 vont avoir des dotations de l'état diminuer en euros constants. Si vous ajouter à ce désengagement de l'état, les charges transférées chaque année (type passeports biométriques pour la Roche sur Yon par exemple en 2009) et ces deux réformes à venir il y a des rasions d'être inquiet. 

Nous savons que le combat engagé par tous les élus va faire reculer le pouvoir. Mais il faut que les nouvelles propositions soient solides et durables : C'est tout  l'enjeu des mois à venir !

Pour votre information, visionnez la vidéo ci-dessous. Jean Marc Ayrault expose le questionnement de tous les maires sur ces sujets.

 


Ayrault: La raison de la fronde des Maires
par jmayrault
Dim 22 nov 2009 3 commentaires
moins 30 % d'investissements pour les départements : c'est pas comme ça que les collèges publics vont s'arranger en Vendée
Bibi - le 22/11/2009 à 19h19
Le gouvernement demande une chose et son contraire. Comme le dit si bien Philippe Laurent dans un article des échos (16/11), d'un côté, on demande aux collectivités locales d'accélerer leurs investissements dans le cadre du plan de relance, et de l'autre, on les critique par rapport à l'augmentation de leurs dépenses en les accusant de remettre en cause le redressement des finances publiques. En réformant la TP c'est l'ensemble des efforts des politiques publiques locales qui est remis en cause.
Par ricochet, on va peut etre pendant qu'on y est, remettre en cause une bonne partie de la croissance engendrée par les collectivités locales via leurs investissements ayant contribué au développement de l'économie locale (installation d'entreprises, emplois...) et donc nationale.
olivier - le 02/12/2009 à 11h02
Les collèges, les routes et surtout la mise en place d'une politique sociale , voila quelques attributions du Conseil Général
Déjà que la politique sociale en Vendée, on pouvait mieux faire, qu'en restera-t- il quand il n'y aura plus de département.
Le seul point positif, c'est que nous n'aurons plus de président du CG ...... mais comme on dit "on saitque l'on a , on ne sait pas ce que l'on aura" et avec la rencentralisation , cela risque d'être le pire
agricole - le 04/12/2009 à 20h08