Anniversaire de jumelage avec Gummersbach et Tizi Ouzou, "Coménius" primaire, festival des
festivals de théâtre en langue française, réseau REVE : tout à La Roche sur Yon était tourné vers l'international ce week-end. Plus de 500 étrangers d'une vingtaine de Pays ont permis
aux yonnais qui le voulaient de s'immerger dans un bain multiculturel très sympathique, très entraînant et joyeux, à la fois studieux et festif. De très nombreuses
familles accueillaient nos amis étrangers chez elles. Quelques photos ci-après pour illustrer l'ampleur de cet évènement.
Un colloque, traitant des stratégies urbaines en faveur des centres-villes de Tizi Ouzou, de Gummersbach et de La Roche sur Yon,
a parfaitement montré la préoccupation commune des trois villes, partant bien sûr d'histoires différentes. Ce fut une journée très dense, très intéressante, sans doute à renouveler !
Cette même journée a vu l'arrivée de 23 "joggueurs" partis de Gummersbach 7 jours plus tôt, pour fêter avec nous le 40ème anniversaire de
notre jumelage : chapeau pour la performance sportive! (près de 1000 km)
Deux écoles primaires de la Roche sur Yon : Jean Yole et Léonce Gluard ont, à l'initiative de Monsieur Gaborieau, un yonnais de
l'éducation nationale, et des enseignants de ses écoles, réalisé une superbe opération pédagogique pendant trois ans avec des écoles primaires de Gummersbach, Coleraine, Cacéres
mais aussi de deux villes de Turquie et une de Lituanie !
Les enfants des 7 Pays ont raconté une histoire en dessins, et
dans leur langue, pour aboutir à la réalisation d'un livre imprimé à La Roche sur Yon : Une belle expérience de découverte de l'Europe, des cultures et
des pédagogies différentes.
Une restitution et une petite fête en présence des parents a illustré la qualité de cette excellente initiative pédagogique ! Les enfants faisaient plaisir à voir et étaient fiers de leur
production... et de chanter l'hymne européen !
L'AEIN a organisé aux Oudairies un village baptisé "Tizigum'Yon" en l'honneur des trois villes. Ce fut une excellente
illustration de l'implication associative : une trentaine d'entre elles étaient actrices dans ce projet !
A cette occasion les trois maires ont signé, à nouveau, solennellement, la charte des jumelages pour s'engager dans une
nouvelle aventure, en présence des représentants d'autres villes partenaires : Drummondville, Coleraine, Cacérés, Affandou et Coste Negri !
Une exposition retraçait l'histoire extrêmement riche et émouvante de ces deux jumelages. N'oublions pas - et ce fut relevé par tous les maires - que cette belle histoire, qui lie La Roche
sur Yon avec une ville allemande et une ville algérienne, a commencé après la fin de conflits qui ont été des drames pour nos trois peuples ! Raison de plus pour approfondir
encore ces partenariats qui ont tous débuté par des échanges scolaires, mais se sont élargis aux échanges sportifs, culturels, économiques, et de savoir faire divers. Depuis plus récemment la
question urbanistique et de l'avenir de nos villes fait partie des réflexions des villes de tous les continents : passionnant !
L'importance de la construction européenne et le rôle déterminant de quelques grands hommes politiques tel que De Gaulle,
Adenauer, Monnet, Schumann, Mitterrand et Khôl, ont été relevés.
L'AEIN a organisé une très belle fête avec 720 participants démontrant ainsi sa capacité de mobilisation. Bien sûr ce fut l'occasion de
rencontres bilatérales très studieuses pour faire le point sur les échanges, les partenariats et le devenir du réseau REVE qui est un formidable moyen pour les jeunes de découvrir
l'Europe.
Toutes les délégations ont souligné la qualité de l'accueil et de l'organisation, tant par les services municipaux que par l'AEIN. Bravo à tous! Cela démontre une fois de plus la capacité
yonnaise à organiser de grandes manifestations et à s'ouvrir au monde et aux autres cultures !
Bien sûr la traditionnelle soirée de clôture a permis à chaque Pays de faire état de sa richesse et de son identité
culturelle.
Ce week-end nous fêtons les
40 ans de jumelage avec Gummersbach et les 20 ans avec Tizi Ouzou. C'est une illustration de notre politique d'ouverture au monde et aux diverses
cultures.
En 1968 le maire de l'époque
Monsieur Paul Caillaud signait un partenariat avec son homologue allemand, Monsieur Heinz Billig, partenariat qui devait vivre et durer 40 ans grâce à de
multiples acteurs de nos deux cités. Echanges scolaires, associatifs, culturels, sportifs, économiques, familiaux,
institutionnels, on ne les compte plus. Ils illustrent le formidable effort de rapprochement entre deux peuples qui n'arrêtaient pas de se faire la guerre depuis 2 siècles !
Heureusement la construction européenne interdira désormais toute possibilité de conflit dans l'avenir.
Il n'est pas indifférent de constater que les 20 ans de jumelage avec Tizi Ouzou, capitale de la Kabylie, concerne aussi un Pays qui, après la colonisation française, a été l'objet d'un long
conflit fratricide.
Jacques Auxiette signait lui aussi une charte de jumelage avec le président de l'APC de Tizi, Monsieur Hacène Moussouni. Ce dernier fait partie de la délégation de Tizi ce
week-end.
Six autres villes jumelles et partenaires seront également présentes : Drummondville, Coleraine, Cacérès, Burg, Coste Négri et Afandou.
Bien sûr les yonnais et le tissu associatif, dont l'AEIN, seront très présents au cours de cette fête d'amitié entre les peuples.
Dans le même temps nous fêterons aussi "Coménius", le magnifique projet européen scolaire qui prend fin après demain après 3 années d'échanges, de rencontres et de projets communs entre des
écoles de 6 pays également présents ce week-end : Allemagne, Espagne, Irlande du Nord, Lituanie, Turquie et France.
Je n'oublie pas le festival des
festivals qui rassemble des lycéens de 17 Pays venus s'exprimer par le moyen du théâtre en langue française ou maternelle ici à La Roche. Ce week-end rassemble
plus de 500 étrangers d'une vingtaine de nations.
Oui le temps d'un week-end, La Roche sur Yon est la capitale européenne des échanges internationaux et de l'amitié entre les peuples.
Ci-dessous un rassemblement joyeux a eu lieu place du théâtre pour lancer la manifestation en présence des délégations, du maire de Gummersbach, du représentant de l'APC de Tizi
et de la présidente de l'AEIN.
En soirée un concert exceptionnel a été donné dans l'église du Bourg sous La Roche par les chorales de Gummersbach et de La Roche sur Yon : formidable succès
!
Commémorer les 25 ans de jumelage entre La Roche sur Yon et Drummondville, c’est une fête pour tous ceux qui ont connu la richesse des relations établies entre nos deux villes. Mais c’est aussi une formidable occasion de jeter les bases d’un nouveau partenariat entre les acteurs de nos cités… et de regarder comment nos cousins du Québec s’adaptent à la globalisation. En voici seulement quelques aperçus : instructif !
Succès et relance des échanges ….
La délégation d’élus et de représentantes de
l’AEIN (association des échanges internationaux et nationaux) a été reçue avec beaucoup de chaleur par nos amis du Québec et la mairesse : Francine RUEST-JUTRAS. Une telle manifestation est
l’occasion de faire le bilan de nos échanges d’une extraordinaire richesse : échanges de familles à familles, de jeunes scolaires, stagiaires et de job d’été, échanges économiques exemplaires
avec plusieurs succès de part et d’autre…. Impossible de faire la liste exhaustive.
En accord avec les représentants élus et associatifs de nos deux cités, nous avons fait le constat que les attentes des habitants évoluant, celles des jeunes notamment, il nous fallait travailler à faire évoluer, moderniser les
échanges de famille à famille en leur donnant un contenu plus dynamique, plus ouvert sur le pays tout entier, voire chaque continent.
Non à l’euro fort qui asphyxie notre économie !
Nous avons signé une convention entre nos deux sociétés de développement : ORYON et la SDED, pour renforcer nos liens économiques par la mise en place d’un « Volontaire à l’International », financé en grande partie par le conseil régional des Pays de la Loire. Basé au Québec il aura pour mission unique de prospecter pour les entreprises yonnaises et vendéennes. Au printemps 2008 un professionnel québécois s’installera à ORYON pour faire de même pour les entreprises du Québec.
Que dire du développement de nos deux cités ? Elles sont toutes les deux dans une vraie dynamique de développement industriel, commercial et de services, ce qui rend nos échanges
équilibrés et « gagnants-gagnants ». Des entreprises françaises se développent là-bas, ARIDEV par exemple (restauration). Récemment encore une entreprise française vient de s’installer à
Drummondville, mais … car il y a un mais, si elle le fait, c'est pour produire à des coûts plus bas qu'en Europe où l'euro est 40 % plus cher que le dollar. C'est son seul moyen de récupérer des
marchés qu'elle a perdus dans le monde entier du fait de cette surévaluation.
Je suis d’accord avec ceux qui disent : oui à l’euro, mais non à l’indépendance totale de la banque centrale européenne qui asphyxie actuellement notre économie. Sur ce point Sarkozy, comme
Ségolène Royal ou Fabius ont raison : c’est catastrophique !
Les « accommodements raisonnables », une façon toute québécoise d’aborder les questions d’immigration et d’intégration !
Etonnant ce débat de la commission Bouchard dont les échanges sont retransmis sur une chaine de télévision des heures durant. Il s’agit ni plus ni moins que de décider comment favoriser l’immigration dont le Pays a besoin, en réussissant l’intégration des nouvelles populations venant du Mexique ou de Pays anglophones. Car le Québec a besoin de main d’œuvre. Sur presque toutes les portes des entreprises, tant à Drummondville qu’à Montréal, sont collées des affichettes : « recherche main d’œuvre » !
Les « accommodements raisonnables » posent la question des limites permises ou non dans l’identification des religions, comme cela a eu lieu en France avec le débat sur le « voile ». la question de la montée de l’islamisme, thème récurent chez nous, l'est aussi au Québec.
Ce que j’en ai retenu, par rapport au débat franco-français, c’est que les Québécois acceptent tout à fait d’accueillir des immigrés ne parlant par français dans les domaines où la main d’œuvre manque. Mais ils organisent beaucoup mieux que nous l’accueil des ces étrangers avec une vraie politique d’intégration, notamment l'apprentissage des langues de façon beaucoup plus volontaire que nous !
Ce débat va s’amplifier en France : nous ne pourrons pas nous opposer à la vague immigrante des Pays du sud. D’autant que nous en aurons besoin : les chefs d’entreprises le demandent. Pas pour prendre la place des français, mais pour faire tourner nos entreprises, produire, alimenter nos caisses sociales, de retraites, éviter que la croissance et la richesse de notre Pays chutent. Bien sûr, à condition de le faire en partenariat avec les Pays d’origine pour ne pas les piller, mais les aider en fonction de leurs besoins réels.
Deux cités déterminées à façonner nos villes en préservant la qualité de vie qui les caractérise, à en faire des « villes durables » !
Nos échanges studieux ont permis de vérifier que les préoccupations sur l’avenir de la ville : urbanisme, revitalisation des centres villes,
développement durable au sens large, étaient au cœur de nos préoccupations.
Si notre histoire est différente, nos stratégies pour organiser nos villes et maîtriser l’avenir sont les mêmes. Nous avons décidé d’amplifier nos échanges de compétences en ces domaines de façon
à mieux tirer parti de nos atouts respectifs.
Des leçons de coopération intercommunale à retirer des pratiques québécoises ?
Drummondville est en train de fusionner de façon étonnante avec les communes environnantes et cela de manière progressive et négociée. Les dernières fusions ont eu pour conséquence de doubler la surface de la commune qui est depuis 2004 de 55.000 ha, soit 9 fois la surface de La Roche sur Yon, et passer la population de 55 à 68000 habitants. A chaque fois le conseil municipal qui ne comprend que 13 membres s’enrichit d’un membre suplémentaire : le maire de la commune rurale devient conseiller municipal et tous, selon leurs dires, en tirent profit pour leur ancienne commune et pour Drummondville.
Impensable en Pays Yonnais, même si en 1964, c’est ce qui s’est produit entre St André d’Ornay, Le Bourg sous la Roche et La
Roche sur Yon.
Bien sûr, il ne faut pas en tirer de conclusion trop rapide, car la comparaison est difficile. Mais quand même il faut se demander pourquoi, dans notre belle France qui compte autant de communes
que l’ancienne Europe des 15 (36.000), nous tardons tant à mieux structurer notre territoire ? J’ai le sentiment que ce sont les élus qui sont en retard, pas les habitants qui tiennent à leur
quartier, leur commune, mais tiennent aussi à l’agglomération, au Pays tout entier au sein duquel ils vont, viennent et vivent !
Frédéric BACK : un grand monsieur qui aura un équipement à son nom à Drummondville
Madame JUTRAS a profité de notre séjour pour nous faire visiter l’immensité et la qualité des ses parcs de loisirs et baptiser une maison dédiée à l’environnement du
nom d’un grand Monsieur : Frédéric BACK qui, malgré ses 84 ans, s’était déplacé en personne.
Un artiste, un peintre, un cinéaste qui a obtenu des dizaines de prix prestigieux et deux oscars pour ses films : « l’homme qui plantait des arbres » et
« le fleuve aux grandes eaux ».
Consultez son site pour avoir un aperçu de son oeuvre. Dommage qu'à 84 ans, il ne souhaite plus traverser l'Atlantique. Nous aurions été honorés de l'accueillir dans le cadre
de notre festival de cinéma "en route vers le monde"
http://www.fredericback.com/index.fr.shtml
Loin de La Roche par la distance, proche par le coeur, j'envoie un petit bonjour aux yonnais - de ma part et de celle de toute la
délégation de la ville et de l'association des èchanges internationaux qui nous accompagne - depuis le Québec où nous fêtons le 25 ème anniversaire du jumelage avec La Roche. C'est
toujours un grand plaisir de rencontrer nos cousins d'outre-atlantique. Quelle fraîcheur, quelle bel accent, quel beau Pays, et quel dynamisme de sa Mairesse !
J'ai un peu de mal pour vous envoyer des photos de cet immense Pays - les claviers Qwerty, c'est pas le pied - mais je vous en promets à mon
retour en France, et un compte rendu complet.
En soirée sur TV5, je suis les positions de Sarkozy et les débats nationaux, mais j'aimerais bien lire vos avis sur ce sujet sur mon blog : à vos claviers.
La Région pays de la Loire, dans la foulée du pacte d’amitié signée entre La Roche sur Yon et ville amie de ZIBO en Chine, a lié des relations avec toute la province du Shandong. Et ce dans de nombreux domaine. Le conseiller régional, Alain Bentaha, en charge du développement de la filière équine au Conseil Régional, faisait visiter des élevages de chevaux à une délégation chinoise du Shandong.
Ils ont souhaité faire une halte au chef lieu, accompagné des responsables professionnels de la filière équine
régionale.
Délégation chinoise de la province du Shandong, accompagné de Monsieur Bentaha, conseiller régional, Eric Giraud et Philippe
Fouché, responsables professionnels de la filière équine régionale.
La province du Shandong (91 millions d'habitants !), jumelée avec les Pays de la Loire, organise en 2009 des compétitions sportives au plan de
la Chine et en 2010 les jeux asiatiques. Ils souhaitent développer la filière équine chez eux. Ils savent parfaitement que la Vendée et les Pays de Loire sont un territoire d'excellence pour le
cheval et veulent profiter du partenariat avec la Région – qui pour l’occasion a élargi ce partenariat à tout le grand ouest avec le Poitou Charente, la Bretagne et la Normandie
- pour visiter les élevages et installations équines de la Région.
L’idée des éleveurs de l’ouest, comme le rappelle son responsable Eric GIRAUD, est bien de monter des partenariats pour former des professionnels chinois, mais aussi de faire des affaires dans la durée avec eux !
La délégation composée de Jingqing Zou, directeur de l’équipe d’équitation du Shandong et président d’un club équestre de Qingdao et de Wang Xiushan, président d’un autre club équestre, ont l’intention de visiter des élevages - ils ont commencé ce matin à St Christophe de Ligneron en Vendée – dans toute la Région, mais aussi le Lion d’Angers, l’école nationale d’équitation à Saumur, les installations de La baule, etc.
La présentation de notre projet de modernisation du pôle équestre des Terres Noires leur a montré la volonté locale de progresser encore en parfaite entente entre collectivités locales, sportifs et éleveurs.

Laurent Joffrin














