Hier, j’ai annoncé en début du conseil municipal que la Ville ne
demanderait pas de report concernant la mise en place de la réforme des rythmes scolaires. Celle-ci s’appliquera donc à La Roche-sur-Yon dès 2013. Pour le plus grand bénéfice des élèves, des
familles, et de l’ensemble des professionnelles de l’éducation. Ci-dessous le texte intégral de mon intervention :
Concernant le passage généralisé des
écoles publiques à la semaine de 4.5 jours, il faut d’abord réaffirmer que l’intérêt pour les enfants d’avoir un temps d’apprentissage utile dense plus court est évident.
Le bilan que nous faisons des 4 écoles qui le pratiquent depuis 10 ans à La Roche est évident et
remarquable. Personne ne le conteste d’ailleurs.
L’enjeu est donc comme le propose le Ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, de l’étendre à tous les enfants, qui méritent la même attention que ceux qui en bénéficient déjà.
Comme je l’ai annoncé à mes vœux et sans attendre la parution de la circulaire ministérielle, tous les élus concernés,
notamment Sylvie Chartier et les services se sont mis au travail en coordination avec les services de la Direction Académique. L’ensemble de nos services, des directions d’écoles et des
responsables et élus parents d’élèves, partenaires du Projet Educatif Local ont été réunis et associés à cette réflexion.
Les directeurs d’écoles ont joué le jeu en acceptant de réunir, non pas des conseils de classes, mais d’écoles, réunissant
les écoles maternelles et primaires pour réfléchir à une organisation adaptée à chaque groupe, ceci dans le cadre proposé à la fois par la Direction Académique et la ville.
A ce jour, il ne reste que deux conseils d’école à tenir, qui tous ont fait
l’objet d’une préparation minutieuse par nos services. On a donc une vue globale assez précise du travail et des réflexions engagés école par école.
Ce qui reste à construire collectivement est certes encore très important mais à notre portée.
Beaucoup de maires ont expliqué que c’était compliqué et estiment préférable de reporter cette réforme d’un an. Il faut
savoir que la réforme des rythmes n’est qu’un des éléments de la refondation de l’école.
Je comprends les interrogations et les difficultés car c’est effectivement un projet complexe à
mettre place.
Complexe car il concerne beaucoup de monde, complexe car il change les habitudes.
Moi-même, conscient du temps qu’il nous avait fallu pour mener à bien notre Projet Educatif Local - que je vous invite à
relire attentivement - , j’ai pesé au plan national en réunion de concertation avec le Ministre, aux côtés de l’association des maires de France et au titre de la Fédération des Villes Moyennes,
pour obtenir cette possibilité de dérogation et de report d’un an.
Le Ministre et le Président de la République ont écouté les élus sur ce point.
Aussi pour ce qui nous concerne, compte tenu du formidable travail engagé par nos services et nos élus avec nos partenaires
depuis novembre dernier et grâce à notre avance liée à notre PEL et à l’expérience des 4 écoles yonnaises, je n’envisage pas de demander le report à 2014 de cette réforme.
C’est un projet ambitieux.
Mais comme l’a dit avant moi Sénèque « Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, mais parce que nous n'osons pas
qu'elles sont difficiles ».
Même si tout n’est pas calé, je
pense qu’il serait dommage de priver 3000 petits yonnais de ce bénéfice, un an de plus.
Ce type de réforme sera bénéfique très rapidement si tout le monde, tous les partenaires jouent le jeu et mettent leur
intelligence et leur énergie à trouver les bonnes solutions.
Et de l’intelligence collective et de l’énergie, il y en a !
Malgré quelques expressions négatives relayées dans les médias, quelques conservatismes et blocages, ne prenant pas
d’ailleurs toujours appui sur la réforme elle-même, je suis convaincu que la très grande majorité des acteurs de
l’éducation : enseignants, parents, ATSEM, animateurs, éducateurs sportifs et culturels, municipaux et associatifs sont animés par le souci de l’enfant.
Concernant les services municipaux, très mobilisés et très professionnels, nous allons saisir cette réforme pour offrir
plus de poste de travail à temps complets et réduire ainsi encore plus la
précarité de certains postes.
Car vous le savez tous, c’est toujours très difficile de mettre en place des temps complets dans le périscolaire.
Concernant les ATSEM leur rôle est essentiel en maternelle. Nous l’avons piris en compte déjà fortement en organisant –
c’est une première en France- des formations communes « Professeurs des écoles-ATSEM ». Par cette réforme leur rôle sera encore plus
valorisé et valorisant.
Concernant les animateurs municipaux du périscolaire et des accueils de
loisirs organisé par l’ACYAQ, ils auront l’occasion de montrer à tous que chaque accueil fait l’objet d’un vrai projet pédagogique et qu’il faut bannir de notre vocabulaire le mot « garderie » : ça n’existe plus à la Roche sur Yon depuis
longtemps !
Concernant les fédérations d’éducation populaire, les associations sportives ou culturelles impliquées dans notre ville
dans le périscolaire nous allons nous attacher à faire en sorte qu’elles apportent elles aussi leurs compétences à la réussite de cette réforme.
Car enfin quand tout le monde sait que la capacité d’attention d‘un enfant est bien meilleure en matinée et qu’en après
midi. Pourquoi faudrait-il repousser une occasion de mettre en œuvre une organisation qui répond mieux à ses besoins ?
Des ajustements seront sans doute nécessaires au fil des mois et des années comme nous l’avons vécu dans les 4 écoles
« pilotes ».
Et pour cela nous mettrons en place un comité de suivi du dispositif pour prendre en compte autant que de besoin les adaptations jugées nécessaires par l’ensemble des partenaires de
l’école.
Je suis convaincu que l’avenir donnera raison à ceux qui auront osé, y compris parce que c’est difficile !
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