Tout le monde peut le constater, le site de l'ancien collège Richelieu évolue à grands pas et laisse place à un
urbanisme de centre ville dense mais de qualité.
Le projet avance doucement mais sûrement. Il faut dire que c'est l'un des plus gros projets de la ville : plus de 400 logements avec une résidence
pour étudiants, une autre pour personnes âgées en construction, des collectifs et des maisons de ville.
A deux pas du centre ville et des Pyramides cet emplacement se devait d'avoir une certaine densité.
Conçu et réalisé par l'entreprise Bouygues, il avance plutôt bien et les premières réalisations semblent conformes aux annonces du promoteur. Avec des appartements et des résidences de bon
standing, ce projet offrira une belle transition urbaine entre les Pyramides et le Pentagone. De bonne hauteur, car extérieur au Pentagone, il respecte la charte urbaine et paysagère en
préparation dans le cadre du projet "pentagone 2020".
Compte tenu de la densité de logements locatifs aidés à deux pas de cet ensemble, il n'en comportera pas, mais offre cependant une diversité de logements propice à une mixité réelle, en
matière d'âge notamment, mais aussi sociale, pour peu qu'on l'analyse globalement sur l'ensemble des quartiers environnants.
Il faut sans doute attendre la fin du projet pour mieux l'appréhender dans sa globalité. Quelques photos pour vous en donner une idée : votre avis m'intéresse !
On l'attendait, on l'espérait depuis longtemps. C'est fait depuis hier, le cinéma est de retour en centre ville avec
la réouverture du "CONCORDE" fermé depuis l'incendie d' avril 2004. C'est un évènement, car aux côtés et en
complémentarité avec le multiplex du Cinéville, les yonnais et les vendéens disposeront d'une offre cinématographique complète et de qualité.
Une histoire qui ne fut pas "un long fleuve tranquille" pour reprendre le titre du film d'Etienne Chatillez ! Jugez-en :
Rappelez-vous. La Soredic, société de l'Ouest de la France, gérait le Concorde et un autre exploitant le cinéma le 3 Alpha. La Sorédic
comme il est logique a souhaité implanter un multiplex à La Roche sur Yon.
A l'époque Jacques Auxiette et moi-même aurions souhaité l'installer à l'emplacement d'un collège publique place Napoléon, qu'il nous semblait important de transférer au sud de la ville, plus
près des lieux d'habitation des collégiens. Ce transfert nous l'avons obtenu fin 2003 du président du conseil général, mais il ne sera réalisé qu'en 2011 selon la programmation du
département. Il faut 8 ans en Vendée pour construire un collège : le double de ce que fait la Loire Atlantique.
Pour le multiplex à l'emplacement de Piobetta il était de toute façon trop tard, mais sur cet emplacement nous avons de nombreux projets (voir notre programme municipal).
Tout le monde peut comprendre que la Sorédic ne pouvait pas attendre qu'un espace se libère en centre ville, et son projet aux
Flaneries a été soutenu par la ville, non financièrement, mais politiquement pour qu'il puisse se réaliser, comme l'on soutient tous les projets d'investisseurs sur la ville, pour peu
qu'ils soient solides, cohérents et porteurs d'avenir et d'emplois.
Ce fut le cas et le cinéville est une belle entreprise commerciale et culturelle qui rencontre un succès certain. Il suffisait pour s'en convaincre
d'aller voir le film de Dany Boon "Bienvenue chez les Ch'tis", pour se rendre compte de l'affluence dans toutes les salles.
"L Alpha" ayant fermé pour des raisons commerciales, il n'y avait plus de cinéma en centre ville, d'où la décision de la municipalité de réhabiliter le Concorde.
Ce projet ne fut pas non plus un long fleuve tranquille au plan politique, l'opposition, n'ayant pas grand chose à
se mettre sous la dent en fit un peu son cheval de bataille.
Le projet lui-même a pris un sens qui ne nous convenait plus, allant jusqu'à un investissement de 3.6 millions d'euros que je jugeais démesuré.
Revenu à un projet adapté au centre ville et complémentaire au cinéville avec deux salles, il est aujourd'hui mené à bien dans d'excellentes conditions de réalisation. Equipé pour
l'accessibilté des personnes à mobilité réduite, pour les malentendants, il est moderne avec des sièges confortables.
Entre-temps le festival du cinéma prenait son envol et la ville de La Roche créait avec les communes des Clouzeaux et
d'Aubigny, un établissement public et culturel portant un projet culturel cinématographique fort autour du festival "en route vers le monde" à la recherche de l'aventure
humaine: une politique d'éducation à l'image en lien avec l'éducation nationale et les enseignants, et la renaissance de ce cinéma de centre ville qui diffusera des
films d'art et d'essai, des films populaires, et sera un lieu d'échange et de débats autour du 7ème art.
Films d'auteurs, de recherche ou populaire, il n'est pas question d'opposer cinéma commercial et cinéma d'auteur, mais plutôt de fédérer les amoureux du cinéma avec les associations, les acteurs de l'éducation, comme l'IUT "info-com" ou
le Lycée de Lattre de Tassigny qui vient d'ouvrir une filière d'enseignement option cinéma en 1ère et bientôt en terminale.
La foule à l'inauguration comme le monde à la première projection sont de bonnes augures pour la suite.
Toute le monde en convenait, la réhabilitation est très réussie et la qualité des équipements, le confort des sièges, tout semble au rendez-vous de cette ouverture tant attendue par certains.
Longue vie à ce nouveau Concorde et bon courage au personnel de l'établissemnt public qui sous la direction de Yannick Reix, ont mission de réussir ce beau projet, à la fois réaliste et
ambitieux.
Certains l'avaient demandé dès 2005. Mais à l'époque, l'aménagement de la place n'avait pas été jugé prioiritaire. A quelque chose malheur
est bon : depuis le projet "pentagone 2020" est passé par là et cette place a bénéficié d'une vraie réflexion urbaine la replaçant dans l'alignement du théâtre et avec un vrai parvis pour
l'église du Sacré Coeur !
Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle est méconnaissable la place Péchereau. Les réseaux aériens ont été enterrés, un vrai parvis a été installé devant le
Sacré Coeur, la qualité des matériaux est rehaussée avec du granit, des trottoirs abaissés, des repères pour l
es handicapés moteurs ou visuels aménagés, des bancs installés et des espaces verts à vivre
créés.
Bref, tout le monde est satisfait de cette évolution qui, comme les rues de Verdun, Molière et Guérineau, marque l'évolution urbaine qualitative inscrite dans notre projet "Pentagone
2020".
Ce projet doit faire de notre centre ville, un coeur dynamique, agréable à vivre et objet de fierté des yonnais !
Avec de telles réalisations, il devient un projet qui, tout doucement, entre dans les faits et est apprécié des yonnais.
Ce fut bien sûr l'occasion de rappeler le passé héroïque de Monsieur Péchereau, élu yonnais SFIO en 1935, résistant déporté et disparu en camp de concentration à deux jours de la
libération du camp de Mathausen ! Les associations d'anciens combattants de la ville étaient bien sûr présentes pour cette inauguration.
La place Napoléon est une place majeure et citoyenne. Elle a tout connu et accueille tout le monde. Des manifestations syndicales, politiques, paysannes, artisanales. Mais aussi des concerts, des foires, des manifestations sportives, caritatives, économiques. C’est le cœur du pentagone napoléonien. C’est le cœur de La Roche et de la Vendée toute entière. Pas une semaine sans plusieurs évènements !
En ce moment c’est la fête foraine. Et cela attire du monde, des jeunes, des familles entières.
Démodée la fête foraine disent certains ? Pas si sûr.
Populaire : oui. Quelques photos en semaine montrent déjà une belle activité, mais samedi dernier la rue Clémenceau et la place Nap’ étaient noires de monde ! La fête foraine et les commerces y sont forcément pour quelque chose.
Alors oui, la place Nap’ est une place populaire, citoyenne, qui identifie la ville et même la Vendée !
Elle doit le rester. Le moment arrive où des projets vont éclore pour toute la ville, ses quartiers, son territoire, le Pays Yonnais et la Vendée. Certains, c’est sûr, concerneront cette « place Nap’ » et le pentagone.
La majorité municipale a beaucoup écouté, réfléchi, étudié, concerté. Avec les yonnais, grâce à eux, nous proposerons un avenir ambitieux pour cette place. Mais cet avenir doit respecter son histoire, son identité, ses fonctionnalités d’animation et citoyennes.
Rassurez-vous, rien n’est bouclé, ni ficelé. Loin s’en faut. Car une telle évolution doit mûrir, être débattue. Cela a déjà très largement commencé, notamment depuis deux ans, dans le cadre du projet "Pentagone 2020", précisé un peu plus lors de chaque « quinzaine de l’urbanisme ».
Le débat reste ouvert : n’hésitez pas à formuler vos idées, vos remarques, notamment par ce blog. Tout sera étudié, analysé. Mais nous aurons de multiples occasions d‘en reparler. A vos claviers !
Au musée de La Roche sur Yon, l’exposition de la « troisième quinzaine de l’urbanisme » est à voir
absolument. Réalisée par les services de la ville, Alain GUIHEUX et Dominique ROUILLARD, les architectes retenus pour nous aider à moderniser le centre ville, elle offre un regard sur l’histoire
de la ville et jette en pâture au débat des perspectives pour l’avenir. Rien n’est décidé mais le débat est initié ! Donnez votre avis.

Le moment est effectivement venu de « moderniser » au bon sens du mot le centre ville de La Roche sur Yon. Notre ville s’est développée et continue à le faire comme toutes les villes de France en périphérie notamment. C’est important, car nous luttons avec des villes dynamiques et ambitieuses comme Nantes, la Rochelle ou Niort. Aujourd’hui nous bénéficions d’un désir de « centre ville » qui n’existait pas il y a peu.
Les commémorations du bicentenaire de la ville nous ont démontré que le pentagone participait fortement à l’identité de La Roche sur Yon. Seule ville nouvelle du 19ème siècle, La Roche dispose là d’un atout à valoriser mieux, sans oublier son patrimoine plus important qu’on ne le dit.
Une nouvelle ambition pour le centre ville !
Améliorer la qualité des sols, prioriser les modes de déplacement doux, sans pour autant rejeter la voiture qui devra mieux respecter le piéton et le cycliste.
Faire, comme le dit si bien monsieur GUIHEUX, que les espaces publics du centre ville et le plateau allant des places de la Vendée à celle de la Résistance - incluant la place Napoléon - soient revalorisés de telle sorte qu’ils constituent « le salon » dans le quel nous serons fier d’accueillir nos invités : les yonnais d’abord mais aussi les vendéens et les touristes, un peu comme dans notre maison nous rendons hommage à nos invités en les accueillant dans notre salon.
Les responsables de la Poste qui disposent de locaux importants en centre ville ont accepté, comme dans d’autres villes, de mettre ce patrimoine à disposition pour y implanter de nouvelles enseignes tout en conservant un bureau de poste. Un projet de surfaces commerciales nouvelles incluant ce bâtiment et même l’ensemble de l’ilot jusqu’à la place Napoléon devient possible et à finaliser. Mais ce n’est pas tout ! Au-delà de l’atout exceptionnel que représente nos sept vallées venant au cœur même de la ville, une présence plus grande de la nature en ville est en projet, comme la volonté de protéger mieux notre patrimoine remarquable, de maîtriser de façon plus exigeante et qualitative les constructions, les formes urbaines, imposer des règles plus strictes aux investisseurs pour respecter l’histoire de notre ville.

Laurent Joffrin














