Mercredi certains opposants à la construction de l'aéroport de Notre Dame Des Landes ont tenté d’investir le Conseil. Une situation à
laquelle il nous a fallu répondre, dans le respect de l’expression de chacun… mais aussi de nos institutions et du mandat que nous ont confié les électeurs yonnais.
J’ai proposé qu’une délégation de manifestants rencontre le premier adjoint avec quelques élus pour les écouter. Cette proposition n’a pas eu d’échos. Le Conseil Municipal a donc pu se réunir et délibérer sur l’ordre du jour pendant plus de 4 heures, sous le regard attentif du public et des journalistes.
J’entends aujourd’hui qu’on nous accuse de « déni de démocratie ». Les mots sont forts, sans doute. Mais dans une ville où, à ma
connaissance, les élections locales n’ont fait l’objet d’aucune contestation, où notre pratique de la démocratie participative est reconnue et citée en exemple (récemment par le jury du Ruban du Développement Durable), ils sonnent
creux.
Qu’auraient voulu ceux qui nous font aujourd’hui ce procès ?
Qu’une assemblée élue par l’ensemble des citoyens soit perturbée par une poignée d’entre eux ? Les mêmes qui ont manifesté une violence inacceptable contre des élus et des cadres municipaux la ville au conseil d'agglomération ?
Comme j’ai eu l’occasion de le dire en Conseil et fidèlement à l’esprit voltairien, je défendrai toujours le droit d’expression, en particulier si c'est pour formuler un avis contraire au mien, mais je combattrai aussi fortement les radicalismes. Car la démocratie, ce n’est pas la liberté donnée à chacun de s’exprimer en toute occasion et au mépris du droit et de nos règles collectives et du fonctionnement des institutions. La démocratie n’autorise pas une minorité, si respectable soit-elle, à imposer ses vues à la majorité.
Ainsi, j’ai par le passé combattu le schéma départemental des déchets au Conseil général que j’estimais trop couteux et pas efficace. Mais il a été voté par une majorité et, à ce titre, il s’applique donc à moi aussi.
Je renvoie ceux qui nous accusent à leurs contradictions : que diraient-ils si demain, avec le même radicalisme que j’ai pu constater, des maires décidaient de n’appliquer que les textes de lois qui leur convenaient ? Ils s’y opposeraient j’en suis sûr, et ils auraient raison : soyons donc cohérents et responsables.
Les « citoyens » qui se sont invités au siège de l’Agglomération mardi et au siège du Conseil Municipal mercredi n’avaient à l’évidence pas, d’après leur nombre, leur attitude et les banderoles cachées sous des vêtements, l’intention d’écouter. L’un des protagonistes a même lancé : "Nous nous opposerons coûte que coûte au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes !" Dans ces conditions, la sérénité du conseil ne pouvait être assurée. C'est notre devoir de faire respecter les institutions de la République.
Pour dire le fonds de ma pensée, il y a des militants - les plus nombreux - qui ,de bonne foi, se battent contre la construction de cet aéroport et c'est leur droit et il est normal qu'ils puissent continuer de manifester dans le cadre des lois de la République. Mais ces derniers sont en train de se faire voler cette lutte par une minorité qui emploie des méthodes violentes et non républicaines. A eux également d'agir pour que force reste à la loi et à l'expression citoyenne !








Le 6 mai dernier - il y a juste une
semaine - a vu l’élection du candidat du changement, du rassemblement et du redressement de notre pays.

seront collectées pour les futurs cartes nationales
d’identité électroniques.
Félicitations! On peut dire que vous avez le sens politique, puisqu'à notre sondage des trois dernières
semaines, vous avez répondu à 63% que Sarkozy s'entêterait à aller jusqu'au bout de sa candidature à l'élection présidentielle. Et cela avant que sa dernière intervention télévisée, sur un nombre
de chaîne inconnu jusque là, vienne lever les quelques doutes qui pouvaient demeurer !
ont été malmenés voire méprisés par la droite. Cela passe par une véritable démocratie sociale qui ne fait pas l’impasse sur l’éducation, qui n’oublie pas les services publics
locaux en mettant un frein (enfin !) à la RGPP. Cela passe aussi par un encadrement plus fort de la finance et une pénalisation des entreprises qui ne jouent pas le jeu de l’emploi
pérenne. Il faut avoir le courage politique de redonner sa place à l’Etat dans un domaine qu’il n’a que trop délaissé ces 5 dernières années.
sympathisants ou de se présenter aux élections !
Oui le 21 avril 2002 peut se reproduire au détriment d'un candidat républicain. Les scores des sondages attribués à Marine Le PEN font peur car ils montrent que la
banalisation des thèses du FN est en marche.























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