Samedi 17 mai 2008

Nicolas Sarkozy intéresse, et beaucoup de livres sont écrits depuis qu'il est le président des français. J'en ai choisi un : "le roi est nu" de Laurent Joffrin. Je vous le recommande.

On sait d'où parle Laurent Joffrin : journaliste brillant, clairement affiché à gauche, directeur de Libération. Il intervient souvent  dans les autres médias, radios et télévisions.

Sa vision de Nicolas Sarkozy est intéressante à lire. Il reconnaît les qualités de notre Président, énergique, très politique, excellent communiquant. Mais il ne fait pas Président. Entouré de courtisans, Sarkozy a du mal à se contrôler, même s'il a essayé de le faire depuis la "gamelle" des municipales, sous la pression de son camp . 

La gauche est critique, c'est son rôle. La majorité est soumise au "roi" qui dispose de tous les attributs du pouvoir, mais elle est inquiète. C'est plus étonnant après seulement un an d'exercice du pouvoir. Le peuple est impressionné, mais déchante déjà.

Au-delà d'une politique qui montre déjà ses limites, Laurent Joffrin expose avec brio que les convictions profondes du président en matière de religion, de fiscalité, de justice, de sécurité heurtent l'héritage républicain qui s'impose à tous et devront s'effacer devant lui.

Sur l'exercice du pouvoir, sa majorité commence à exiger de lui qu'il respecte les institutions, qu'il demeure plus en retrait, qu'il fasse Président !

Sur la forme, il doit passer du baroque au classique, de l'exubérance à la sobriété..

Les préférences de Laurent Joffrin vont à la gauche (qu'il souhaite voir changer aussi), mais face aux défis que le Pays doit relever, il souhaite que le président change, soit président !

"Il faut changer donc. Peut-on le faire ? C'est la grande interrogation des quatre années qui viennent. Curieuse situation où Nicolas Sarkozy ne peut redevenir un vrai président que s'il n'est pas lui même..."

Ce livre est facile à lire. Je vous le recommande pour comprendre un peu mieux "notre" président, les défis qui sont devant lui.. et qui sont, un peu aussi, les nôtres.

 

par Pierre Regnault publié dans : À lire
Dimanche 27 janvier 2008

Vous vous rappelez la venue d’Edgar Morin à la Roche sur Yon pour le festival du cinéma. C’était pour lui l’occasion de commenter son livre « les stars », et pour moi de vous parler de l’un de ses multiples livres « Introduction à la pensée complexe ». Quel bonheur d’entendre un tel intellectuel ici à La Roche.  Depuis Sarkozy a voulu s’inspirer de ses écrits sur la politique de civilisation.
 
Edgar Morin vient de publier un petit livre de 80 pages intitulé lui aussi « Pour une politique de civilisation » qui réédite une partie du livre célèbre écrit en 1997 par Edgar Morin et Samy Naïr, et qui a inspiré le conseiller de Sarkozy : Guaino. Ce livre est un petit chef d'oeuvre, pas cher (5 euros à Agora à la Roche). Je vous le recommande.

 

Il y décrit très bien, avec les concepts de « la pensée complexe » les contradictions de notre civilisation matérialiste. « La technique est ce qui permet aux humains d’asservir les énergies. Mais c’est aussi ce qui permet d’asservir les humains à la logique déterministe,… La logique de la machine industrielle dans les entreprises, les bureaux, la vie urbaine, les loisirs impose des critères standardisés et impersonnels qui nuisent aux convivialités. »   

Quelques extraits significatifs :

« il faut voir dans le mal des banlieues un indicateur paroxystique d’un mal beaucoup plus général. »

 
"Le développement capitaliste a entraîné le développement des productions, des échanges, des communications, mais il a entraîné la marchandisation généralisée, y compris là où règnaient  les entraides, les solidarités, les biens communs non monétaires, détruisant ainsi de nombreux tissus de convivialité. Le marché priviligie en toutes occasions le calcul d'intérêt et désolidarise d'autant..."

« Notre incapacité à concevoir la complexité de notre monde nous rend incapable de penser une politique complexe de civilisation ».

 

« La politique de civilisation reprend l’aspiration à plus de communauté, de fraternité et de liberté qui fut la source du socialisme au siècle dernier,… »

 

Edgar Morin formule 4 impératifs à une politique de civilisation : solidariser, ressourcer, convivialiser et moraliser.

 

Il pense qu'un « new deal de civilisation est possible » et qu'il est possible de commencer dans les villes moyennes notamment. Une politique de qualité de vie pourrait réduire considérablement les dépenses de santé….

 

Oui Edgar Morin est dans le vrai, mais il faut aussi engager une rénovation de la vie politique. C’est passionnant, mais franchement je ne vois pas comment Sarkozy peut s’inspirer d’Edgar Morin. Sa politique en est à des années lumière !

 

Mais la gauche, elle, doit le faire et ne plus négliger l’apport d'un intellectuel de ce niveau !

Voyez ce que dit "La République des lettres" de l'exploitation par "Sarkozy/Guaino" de la pensée d'Edgar MORIN : intéressant !

par Pierre Regnault publié dans : À lire
Samedi 6 octobre 2007

La semaine qui vient sera riche en évènements culturels avec en particulier le festival du cinéma qui sera un grand moment, mais aussi l’exposition « devenir peintre au XIX siècle » au musée. Dans le cadre du festival du cinéma "en route vers le Monde", un évènement important pour notre ville va avoir lieu. Un moment sans doute unique : Edgar Morin, l’un de des plus grands l’intellectuels français, surement celui qui compte le plus depuis Jean Paul Sartre, sera parmi nous à la Roche sur Yon et participera à une table ronde samedi 13 octobre en après midi : un moment à ne rater sous aucun prétexte. Pour vous donner une idée de ce monument qu’est Edgar Morin, lisez ce petit livre qui compte : « introduction à la pensée complexe ».

 

Morineedgar054.jpgEdgar Morin viendra fêter les 50 ans de son livre « les stars ». 

Mais ce qu’a apporté Edgar Morin me semble mieux identifié par sa réflexion sur la complexité du monde.

 

La complexité est un mot problème et non un  mot solution. Pourtant la réalité est complexe, c’est la science, qui pour expliquer, simplifie, au risque de ne plus embrasser la réalité.

 

Comment envisager la complexité du monde de façon non-simplifiante ? La nécessité de la pensée complexe est difficile à appréhender. Elle est pourtant indispensable à la compréhension du réel.

 

Il faut dissiper deux illusions. D’abord celle de croire que la complexité conduit à l’élimination de la simplicité. La seconde est celle de confondre complexité et complétude.

 

La pensée complexe est animée par une tension permanente entre l’aspiration à un savoir non parcellaire, non cloisonné, non réducteur, et la reconnaissance de l’inachèvement et de l’incomplétude de la connaissance.

 

Toute sa vie, Edgar Morin n’a pu se résigner au savoir parcellisé, à isoler un objet d’étude de son contexte. Il a toujours aspiré à une pensée multidimensionnelle.

 

Redoutable de présenter la profondeur de cette pensée et l’ampleur de son œuvre !

 

Pourtant, tous ceux qui ont écouté Edgar Morin le disent : c’est agréable, clair, limpide, humoristique.  C’est un plaisir. 

Je dois dire que c’est même un honneur pour notre ville de recevoir un tel personnage.

 

Venez au Manège samedi 13 octobre en début d’après midi. Parlez-en autour de vous, c’est un évènement !


Si voulez en savoir plus sur Edgar Morin alllez sur le site Wikipédia c'est éloquent !
par Pierre Regnault publié dans : À lire
Mardi 11 septembre 2007
Il est des débats, des conférences qu'il ne faut pas manquer. Ce sera le cas de trois conférences organisées durant la quinzaine de l'urbanisme : (voir informations sur site ville en cliquant). Rappelez-vous l'an dernier celle de Yves Chalas sur la "ville nature" (voir article de 2006). Et bien cette année vous aurez trois conférences qui se tiendront toutes à la Maison de quartier du Pont Morineau.  Il y en a une qu'il ne faudra pas manquer, ce sera celle de Jean Viard qui a regard intéressant sur l'évolution de la société et de la ville.


Viard049-modifi---1.jpgJe me permets de vous recommander la lecture de l'un de ses livres publié en 2006 : "l'éloge de la mobilité". Il y montre à quel point notre société s'est profondément transformée  au cours du siècle dernier. Depuis les congés payés de 1936, que de chemin parcouru ! 

Les départs en vacances sont devenus massifs, la durée du travail qui n'est plus que 67000 heures au cours d'une vie d'homme a été réduite d'un tiers. Nous sommes passés de 100.000 heures de temps libre à 400.000. Ces 300.000 heures ont d'abord été gagnées sur la mort pour 200.000 et sur le travail pour 100.000.

Un capital "temps libre" est apparu, dont tout le monde ne dispose pas autant et de la même manière.

On passe plus de temps devant la télévision qu'au travail ! Une société d'activités du temps libre s'est instaurée. 

On parcourait 5 km par jour en 1950 contre 45 km aujourd'hui. La mobilité s'impose avec toutes ses conséquences positives et négatives. 

Cette mobilité a produit une autre société, une autre "ville-agglomération". Des questions se posent sur l'accessibilité à un nouveau capital : le "capital spatial". 

C'est un nouveau territoire qui se façonne sous nos yeux sans que l'on en appréhende tous les aspects, toutes les opportunités nouvelles comme toutes les exclusions.

Un territoire - une ville - qui vit bien c'est un territoire qui crée des opportunités de rencontres, du lien social généralisé. Ce regard nouveau, décapant, sans concession, je vous invite à venir le découvrir  et à en débattre le 27 septembre à 19 heures à la maison de quartier du Pont Morineau.

Le lundi 17 septembre vous pourrez dans le même lieu venir entendre Jean Yves CHAPUIS, archistecte, urbaniste et élu local, pour "un regard d'un urbaniste sur les modes d'habiter aujourd'hui"

Le 24 septembre au même endroit une conférence très actuelle sur les déplacements concernera directement les yonnais : "Regards croisés sur les transports publics dans les villes moyennes".

Faites le savoir. Je compte sur vous.
par Pierre Regnault publié dans : À lire
Vendredi 24 août 2007

Même si on a peu de temps, il est des livres qu'il faut avoir lu, dont il faut se nourrir. Ces livres uniques, ces chefs d'oeuvre ont inspiré les plus grands auteurs. Le poids des siècles ne leur a pas donné une seule ride. Parmi ces écrits, les lettres à Lucilius de Sénèque, écrites il y a 2000 ans, sont d'une pertinence, d'une vérité, d'une actualité incroyables. 

s--n--que045.jpgCes livres ne se lisent pas comme un roman. Il convient de les déguster, page par page, y revenir souvent, s'en imprégner, les lire à nouveau. 

Alors oui, on acquière la certitude d'avoir appris quelque chose d'essentiel, de ne pas avoir perdu son temps... 

Si vous avez un peu de temps, ne le gaspillez pas - cette chose si précieuse : "seul le temps est à nous. Ce bien fuyant, glissant, c'est la seule chose dont la nature nous ait rendus possesseurs.." dit Sénèque - n'hésitez pas un instant, dégustez quelques-unes de ces lettres à Lucilius ! Vous en reprendrez, quelques temps après, j'en suis sûr, comme un plat que l'on découvre et dont il devient difficile de se priver après l'avoir goûté.  

Édito

Pourquoi un blog ? Et un blog politique ? D’abord parce que la politique est faite pour être partagée puisqu’elle nous concerne tous. Ensuite, parce que j’ai la passion
du bien commun chevillée au corps depuis mes premiers engagements sociaux, il y a longtemps déjà.
Et la conserver à mon seul usage serait contradictoire.

>>> Lire la suite...

 

 

 

 

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Newsletter

Inscription à la newsletter
Contact - C.G.U. - Signaler un abus