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Ce fut un long combat. Il est gagné. Le président de l'université de "Nantes-La Roche sur Yon-Saint Nazaire" l'a annoncé hier lors de
sa conférence de presse et de la porte ouverte sur le site de la Courtaisière à la Roche sur Yon. Un master de professeur des écoles est créé sur le site de
l'IUFM de La Roche sur Yon. C'est une victoire et je remercie le président de l'université, Yves Lecointe, avec qui j'étais en relation régulière depuis plus d'un an sur cette question
délicate.
Dans le cadre de mes responsabilités, au sein de la Fédération des Maires des Villes Moyennes, j'ai été reçu le 4 février 2009 au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, par Valérie Pécresse.
A plusieurs reprises la Fédération des maires des villes moyennes, très concernées par cette problématique, est
intervenue auprès des directions des ministères et des Ministres concernés.
Le 29 janvier dernier j'ai co-signé avec le maire de Laval et le Président de Région un courrier adressé au Président de notre université pour lui réclamer de préserver les IUFM des
villes moyennes universitaires.
Les villes moyennes participent de la dynamique de l’enseignement supérieur en
accueillant 15% de la population
étudiante et en contribuant au maillage du territoire et à sa structuration, en même temps qu’à la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur. Concernant les IUFM, les villes
moyennes accueillent plus de 30% des effectifs étudiants.
Malgré de très
récentes alertes, je restais optimiste et souhaitais qu'un master soit créé à la Roche sur Yon. Que cette décision soit effective ne peut que me réjouir
!
Avec le maintien de l’IUFM de La
Roche-sur-Yon et l’obtention récente de nouveaux cursus, et formations, La Roche sur Yon conforte son action en faveur du
rapprochement "université-recherche-territoire et entreprise" et crée les conditions pour mieux préparer l’avenir des jeunes. La reconstruction de l’IUFM sur le site du
pôle universitaire yonnais conserve donc toute sa légitimité conformément aux engagements pris
dans le cadre du contrat de projet Etat-Région.
Il faut saluer cette victoire comme il se doit, tout en restant vigilant. En effet, si j'ai toujours marqué mon accord pour une véritable politique d'autonomie des
universités, force est de constater qu'elle ne se déroule pas, dans de nombreuses régions, de la meilleure façon.
Pour une véritable autonomie des universités correctement assumée dans chaque région comme
au plan national !
C'est un changement culturel profond pour le monde universitaire qui n'a pas été préparé pour
assumer cette "relative autonomie" dans les meilleures conditions. L'état lui-même ne donne pas l'exemple dans la mise en oeuvre de ses décisions. Confier à des présidents et des conseils
d'administration d'universités la gestion de milliers de professeurs, chercheurs, personnels de services, sans leur donner les moyens humains et les compétences en ressources humaines pour le
faire, peut se révéler très préjudiciable à l'ensemble de nos universités.
Le grand emprunt, qui devrait donner des moyens conséquents à seulement une dizaine d'universités, risque d'être un accélérateur de paupérisation de certaines universités si une
réflexion partagée n'est pas intelligemment organisée au plan
national.
L'ouest dans ce contexte doit se battre pour rester au meilleur niveau de l'université française.
C'est aussi pour quoi je partage totalement l'initiative de Jean Marc Ayrault de demander aux universités de Bretagne et des Pays de la
Loire de travailler ensemble à construire des partenariats, des projets communs, à développer la recherche et petit à petit construire une université du
grand ouest pour pouvoir s'adapter à la nouvelle donne.
Cela lui permettrait de profiter du grand emprunt et d'investir dans des outils, dans la recherche dans l'université de l'avenir.
Il faut bien reconnaître que Valérie Pécresse, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, trop préoccupée qu'elle est par la campagne des régionales en Ile de France, ne
semble pas à même d'accompagner cette mutation universitaire dont la France a pourtant besoin.
Pour notre part nous resterons vigilants pour défendre une université proche des territoires et qui partout "booste" la recherche !
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