Samedi 28 novembre 2009
6
28
/11
/2009
14:35
Une session décentralisée du conseil général de la
Vendée reste un grand moment de communication locale qui met en valeur... la majorité départementale. Toujours beaucoup d'invités, une valorisation des édiles locaux, une intervention du
président toujours "importante", des médias locaux très "à l'écoute"...(voir photo) mais cette fois-ci, on percevait dans l'air ambiant du bocage vendéen, un certain flottement
....
Lire la suite...
Pierre
Regnault
Le canton de Pouzauges est un canton dynamique au plan industriel avec un fleuron, le groupe "Fleury Michon", à tel point que 57 % des emplois sont industriels ! L'agroalimentaire semble moins touché que la métallurgie, mais n'est pas à l'abri de
crises déstabilisatrices.
Normal de rendre un hommage à ces "capitaines d'industrie" comme la Vendée en compte encore tel
s "Yves
Gonnord", sans oublier Roger
Colin qui a été longtemps directeur général de Fleury Michon, mais aussi conseiller général et président du SDIS de la Vendée.
J'ai été le seul conseiller général à rendre hommage à ce patron aujourd'hui disparu, certes de droite, mais humaniste qui n'est pas pour rien dans la réussite de Fleury Michon, mais qui,
comme conseiller général, a eu du mal à s'imposer dans cette fameuse majorité départementale qui l'a finalement "viré" de la présidence du SDIS où il avait commencé un remarquable travail...
Passons !
Des points d'accord avec de Villiers : eh oui !
J'ai marqué mon accord avec le président de Villiers sur le fait que le gouvernement Sarkozy n'avait pas de politique industrielle et que la suppression de la taxe professionnelle
n'en était pas une. Au contraire.
Aujourd'hui l'industrie d'Europe occidentale est menacée de disparition à moyen terme et Le gouvernement Sarkozy ne répond en rien à la hauteur des enjeux actuels. Comme l'a dit Philippe de
Villiers, une nouvelle fois en accord avec moi sur ces questions, "en France on fait des réformes, mais pas celles dont on a besoin". Je lui ai proposé un voeu en ce sens ... nous verrons la
semaine prochaine ce qu'il en est.
... et de désaccord !
Comment ne pas être d'accord avec ses trois
priorités : plus d'investissement, d'aides aux communes et de solidarité. Reste que si j'ai toujours reconnu comme très positif les investissements routiers que la gauche a toujours votés,
force est de constater qu'en matière de construction de collèges publics, il en manque toujours trois et la modernisation des autres traîne en longueur.
En matière de solidarité, si les travailleurs sociaux du département font un travail remarquable, ils n'ont pas les moyens adaptés aux besoins réels ce qui fait que la Vendée reste
toujours parmi les départements qui investissent le moins dans le "social" !
Une politique environnementale brouillonne
Pourquoi continuer à s'opposer au projet éoliens "offshore" au large
des côtes vendéennes. Ce projet apporterait à la Vendée 70 % de ses besoins en énergie et 7.3 millions d'euros aux pêcheurs et aux deux iles : Yeu et Noirmoutier ! Il pourrait permettre d'en
limiter le nombre sur le continent. Blocage total pour l'instant...
Pourquoi, en matière d'approvisionnement en eau potable, ne pas
collaborer avec la Loire Atlantique pour sécuriser notre approvisionnement ? Même si un barrage peut contribuer à sécuriser un peu notre appovisionnement, il ne le pourra pas totalement. Nous
dépendons du même bassin versant de la Loire. J'ai rappelé, que contrairement à ce qu'affirmait Villiers, en basses eaux, la métropole nantaise ne prélève que 3 % de l'eau qui coule dans la
Loire devant l'usine de Nantes !
Le grand projet de dessalement de l'eau de mer, nouveau rêve de Villiers, est peut être à étudier. Mais nous ne sommes pas en Israël, où l'on peut comprendre qu'ils utilisent cette
technique coûteuse. Nous ne
disposons pas des moyens financiers
de la Californie (en faillite d'ailleurs) donnée en exemple, pour financer une telle volonté d'indépendance vis à vis de la Loire Atlantique.
Des flottements dans l'air !..
Je n'aime pas relayer des rumeurs, mais il est de notoriété publique désormais, que le noyau dur du MPF est tiraillé entre les ambitions ministérielles de Bruno Retailleau - qui doit tout
à "son" président, Philippe de Villiers - et la volonté de survie du MPF que surveille son président comme le lait sur le feu.
Même sur les photos (ci-contre) les distances entre les deux hommes semblent s'accroître...
Dire que l'UMP Vendée est suspendue aux rapports entre ces deux piliers du MPF !
Publié dans : Politique
2
Vos réactions