Partager l'article ! Sarkozy en Vendée : une visite électorale sous haute sécurité !: Protocole républicain oblige, j’ai accueilli comme il se doit le chef ...
Protocole républicain
oblige, j’ai accueilli comme il se doit le chef de l’État, Nicolas Sarkozy, accompagné de quatre de ses ministres, à l’aérodrome des ajoncs cet après-midi. Quelques heures auparavant j’étais en
centre-ville avec Jacques Auxiette : nous avons pu constater ensemble le déploiement des CRS venus « sécuriser » le trajet jusqu’au Conseil général, et les moyens alloués par l’Etat, en
hommes et en matériel, pour une visite présidentielle qui aura duré moins de deux heures et qui une fois de plus aura été l'objet d'annonces politiques qu'il faut décrypter
!
Le chef de l’Etat, ses ministres et son aréopage sont
arrivés à bord de deux hélicoptères, la
délégation était attendue par plusieurs dizaines de voitures officielles et de sécurité qui les ont escortés. Nous nous serions imaginés à Beyrouth, au Liban ou en plein
territoire des narco-trafiquants colombiens !
S'il est normal que la sécurité d'un président de la République soit parfaitement assurée, les moyens utilisés ici sont démesurés avec un dispositif de sécurité excessif dans une ville
où un président de la République Française ne devrait pas avoir peur de rencontrer ses concitoyens.
De nombreux CRS ont été mobilisés, les voitures en stationnement enlevées sur le parcours du convoi, au grand étonnement des Yonnais. Un dispositif contraignant pour eux qui restent
interrogatifs devant un tel déploiement de force : "est-ce justifié, une telle démesure dans les moyens mis en œuvre pour une visite qui ne
relève d’aucune menace particulière ? ».
Des mesures attendues !
Venu pour faire le bilan de la catastrophe Xhintia il en a tiré un certain nombre de conclusions avec
lesquelles nous ne pouvons être que d'accord. Arrêté de catastrophe naturelle pris rapidement, mobilisation des assurances et simplification des procédures, utilisation du fonds des calamités
agricoles, participation de l'Etat à hauteur de 40 % et même de 50 % pour les travaux d'urgence à un plan digue, interdiction de reconstruire en zones inondables, obligation de
mettre en oeuvre les plans de
prévention des risques.
Ce dernier point est intéressant : sur plus de 700 communes inondables en zones maritimes, seules 46 auraient adopté un plan de prévention des risques ! C'est dire si l'Etat ne semble
pas avoir les moyens de faire respecter la loi.
C'est un des enjeux important : aujourd'hui, et encore plus depuis la fameuse "RGPP", l'Etat local, les préfets, n'ont plus les moyens de faire appliquer la loi. Et là Sarkozy
a une lourde responsabilité lui qui, il y a moins d'un an, affirmait qu'en matière d'urbanisme il fallait "dérèglementer" et construire en zone inondable !
Un Etat qui ne respecte pas ses engagements !
C'est bien d'annoncer que l'Etat va financer la reconstruction des digues. Mais Nicolas Sarkozy oublie de dire que si Jospin après la tempête de 1999 avait engagé des crédits très importants
dans le cadre du contrat de plan État-Région et effectivement engagé des travaux conséquents de protection contre la mer, le contrat de plan suivant qui prévoyait la poursuite de cette
politique n'a pas été respecté par l'Etat qui, au contraire de la Région et des Départements, n'a pas mobilisé l'ensemble des financements prévus : l'Etat ne respecte pas sa parole !
Un plan de prévention des risques électoraux ?
Alors faire des annonces de centaines de millions d'euros comme le fait Nicolas Sarkozy à
chacune de ses sorties, alors que tout le monde sait que les caisses de l'Etat sont vides, est assez irresponsable lorsque l'on
sait, que dans les faits les crédits de paiement ne suivent pas !
Bien sûr, personne n'est dupe. Une visite prévue en juin (il reviendra avant l'été, a-t-il annoncé) avancée entre les deux tours des élections régionales, faite accompagné de Franck
Louvrier, son "monsieur communication" (voir photo dans voiture nous amenant de l'aéroport de La Roche), est une opération électorale "cousue de fil
blanc'".
Nicolas Sarkozy pense sans doute en faire un plan de prévention des risques électoraux pour dimanche 21 mars. C'est exact, c'est une très belle opération de communication comme de
Villiers et Sarkozy savent en faire, avec un "public captif" de pompiers très heureux (!) d'attendre deux heures la parole du président (voir photo). Pas sûr que les vendéens soient
dupes !
Revoir la réforme territoriale : une urgence que Sarkozy ne semble pas prêt à entendre !
Je m'étais fixé comme objectif de dire au président de la République qu'il fallait revoir sa réforme territoriale. Pas facile dans un univers aussi sécurisé. J'y suis pourtant parvenu dans
les couloirs du conseil général, au moment où de Villiers m'a présenté au Président, juste avant qu'il entre en scène, et après avoir pris la photo ci-dessus.
Il m'a dit : "ce n'est pas au moment où l'on constate 54 % d'abstention qu'il faut abandonner une réforme nécessaire". Je me suis alors permis de lui dire "qu'il
fallait effectivement réformer, mais qu'une réforme qui touchait aux collectivités et à l'équilibre de la République devait être conduite en étroite concertation avec
l'opposition" !
Le contexte ne m'a pas permis d'avoir de réponse. C'est pourquoi j'en ai reparlé à son ministre de l'intérieur Brice Hortefeux qui se souvenait
parfaitement de mes propos illustrant cette thèse lors de l'inauguration de la gendarmerie de La Roche sur Yon.
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Pour une politique de civilisation
(réflexion pour une Vendée républicaine)
Sarko nous a encore fait le coup de l'effet d'annonce en pleine campagne électorale
Je préfère ne pas qualifier ce que je ressents en regardant, ces enfants mobiliés, ces militaires presque au garde à vous ....face à ce que nous racontent ceux qui vont travailler sur le terrain
Si c'est comme cela qu'il pense soutenir les populations sinistrées, cela me laisse perplexe
Mais j'oubliais, nous devons voter dimanche et cela ne s'est pas très bien passé au 1er tour pour l'UMP. N'y ayrait -il pas un lien entre les deux évènements ?
Germaine