Mardi 17 novembre 2009
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Traditionnellement le président de la République est invité au congrès de l'Association des Maires de
France en novembre de chaque année, porte de Versailles à Paris, et il y intervient accompagné de nombreux ministres. Cette année, il était très attendu sur deux
questions capitales pour les collectivités : la réforme territoriale et la suppression de la taxe professionnelle. Il a décliné l'invitation !
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Pierre
Regnault
C'est une première, une rupture même dans le rapport entre la présidence de la République et les maires de France. Selon toute vraisemblance, Nicolas
Sarkozy a eu peur d'affronter le mécontentement des maires.
Pourtant, et c'est normal, les maires ont le sens de la République et ont toujours fait un accueil respectueux à tous les Présidents de la République.
Cette dérobade est grave car elle ne peut qu'être très mal comprise par tous les élus locaux. A la place, Nicolas Sarkozy a invité les bureaux des associations départementales et
nationales des maires à l'Elysée.
Comme le précise André Laignel, secrétaire général et numéro 2 de l'AMF :
"Le refus du président de la République de se rendre devant le congrès de l'Association des Maires de France est une dérobade face au mécontentement des élus de toutes
tendances. Remplacer sa présence au congrès par une invitation, sous les lambris Elyséens, pour quelques centaines de privilégiés, ne saurait tenir compte de débat démocratique.
C'est pourquoi beaucoup de maires refuseront de se prêter à ce faux semblant. C'est le congrès des Maires de France, au travers de sa résolution finale qui doit décider des
orientations et en son sein que doivent se prendre les décisions nécessaires à la défense du pacte républicain"
Si je fais partie des invités de Nicolas Sarkozy à l'Elysée le vendredi 20 novembre, c'est à titre de vice président et membre du bureau de la Fédération des Maires des Villes Moyennes, qui comme toute association d'élus en France - sauf en Vendée -
respecte la parité droite gauche.
Ne pas cautionner une démarche aussi peu respectueuse des élus locaux
Comme le recommande André Laignel, mais aussi Claudie Lebreton, président de l'association des Départements de France et
président de la fédération nationale des élus socialistes et républicains, je n'irai pas à L'Elysée pour cautionner une telle démarche du Président qui refuse la tribune la plus
républicaine qui soit, qui lui aurait permis de s'exprimer devant près de 6 à 8000 maires, celle de la plus grande association d'élus locaux.
Publié dans : Politique
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