Dimanche 17 janvier 2010
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C'est une tradition pour La Roche
sur Yon : s'ouvrir sur les cultures du monde, sur les richesses des civilisations différentes, sans rien renier de la nôtre qui vient de loin : de la Grêce, Rome et plus près de nous du
siècle des Lumières qui irrigue et vivifie toujours la République, qui a fait école dans le monde entier et qui s'est enrichie au fil des siècles d'une immigration nombreuse, diversifiée, qui
fait la richesse, le terreau de notre culture commune. C'est aussi le sens de la politique
internationale que nous menons. .
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Pierre
Regnault
Les entreprises ne nous ont pas attendus pour se tourner vers l'international, à l'exemple de BOSSARD. Mais la ville depuis plus de 40 ans s'est considérablement ouverte sur le monde
en s'appuyant sur ses services, les écoles, les associations, et l'association des échanges internationnaux et nationaux (AEIN)
La Roche fait vivre six jumelages, dont deux avec notre vieille ennemie l'Allemagne, avec qui nous formons depuis la guerre, Adenauer, de Gaulle et Schumann, le socle de l'Europe
d'aujourd'hui : Gummersbach et Burg, mais aussi Coleraine en Irlande du Nord avec qui nous fêterons avant l'été nos 30 ans de jumelage, Cacéres future ville européenne de la culture, Drummondville au Québec, nos cousins d'outre Atlantique qui souvent,
défendent mieux la langue française que nous-mêmes.
N'oublions pas Tizi Ouzou, la capitale de la Kabylie, fière et
rebelle province d'Algérie, avec qui
l'histoire a aussi tissé des liens de sang et d'amour mêlés.
Et puis l'histoire de la chute du communisme nous a rapproché de Burg (après la chute du mur de Berlin), mais aussi de Costache Negri en Roumanie, au moment où il fallait
sauver les villages menacés par la dictature.
Tambacounda au Sénégal est devenue une ville où la coopération
décentralisée prend tout son sens, en lien d'ailleurs avec la ville belge de St Niklas. Bien sûr, c'est encore plus vrai avec El Yamoun en Palestine qui vit, comme ce territoire
tout entier, les affres d'une guerre sans fin entre israéliens et palestiniens.
L'histoire est différente avec la ville chinoise de Zibo. Ville "moyenne" de 4.5 millions d'habitants qui connaît un développement hors du
commun. Le centre de gravité du monde est en train de basculer vers Zibo et la Chine dont la
province du Shandong vient d'être jumelée par Jacques Auxiette à la Région Pays de la Loire.
Aujourd'hui nous sommes loin des premiers jumelages. Un travail formidable est engagé et suivi par nos services, la
maison du monde et des citoyens, devenue centre Europe direct pour le département. Mais cette politique internationale
ne serait rien si elle n'impliquait pas les yonnais, soit directement, soit à travers une quarantaine d'associations qui cultivent des liens avec des Pays différents. L'AEIN joue dans ces
domaines un rôle particulier. Elle prend et fédère de nombreuses initiatives dans le cadre d'une convention qui la lie à la ville. Elle enseigne les langues de nos villes jumelles et
organise l'accueil en famille de nombreux échanges.
Aujourd'hui le contexte des relations internationales est bouleversé par les rapports nord-sud, par la question des
réfugiés climatiques et politiques. Comme annoncé à mes voeux aux personnalités, je souhaite qu'une réflexion soit conduite, associant les yonnais, préparée par la ville et l'AEIN. Sans préjugé aucun mais avec responsabilité, il faut nous emparer de ces questions d'ouverture et de
relations internationnales dans le politique contexte changeant, souvent conflictuel. Il nous faut ici aussi, comme le disait Jean Jaurès, "tenter de réconcilier l'humanité avec
elle-même"
Ce fut l'une des nombreuses questions à l'ordre du jour d'une très intéressante rencontre que j'ai eu avec le
conseil d'administration de l'AEIN, accompagné des deux élus chargés de ces questions Tarek Tarrouche et Nicole Chabot, jeudi dernier.
Bonne année internationale !
Publié dans : Editorial
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