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Un grand moment de réflexion que ce débat sur la ville et la nature qui s'est tenu à l'espace Robert Pineau ce jeudi 12 septembre 2006 avec plus de 160 participants. Quel plaisir d'écouter un professeur chercheur qui parle clair ! Je veux parler d’Yves CHALAS, professeur à l'Institut d'urbanisme de Grenoble l’intervenant de cette soirée introduite par Yves CHAPUIS, ancien directeur de l’école d’architecture de Rennes qui conseille la ville dans ses projets d’urbanisme.
Oui, la ville de demain s'invente par les habitants, avant que les élus, les architectes ou les aménageurs ne la construisent.
C'est le sens des études sur les "attentes" des français présentées par Yves CHALAS. Grace à la mobilité, véritable luxe de ce temps, nous voulons une ville au choix et voulons consommer, nous distraire dans différents endroits de la ville, dans le quartier, le centre comme la périphérie, une ville territoire, avec nos amis, nos fréquentations, nos loisirs aux quatre coins de l'agglomération qui est devenue « la » ville, hors les frontières communales. Nous souhaitons aussi et de plus en plus une ville à temps continu qui brise les barrières du jour et de la nuit, comme des week-ends. Et puis encore nous adhérons à la ville polycentrique, car le vieux schéma du centre ville qui domine les quartiers est fini et ne reviendras pas. Nous acceptons l'idée de plusieurs centralités.
Car la nature c'est le sensible, la vie, le soleil, les animaux, la biodiversité et nous en avons un besoin vital. Ce besoin serait contradictoire avec la densité urbaine nécessaire au "besoin" vital de nouveaux logements, d'immeubles denses ? Non il faut de nouveaux logements, ne pas gaspiller de foncier, étendre trop
Votre avis nous intéresse. A vos claviers.
Mais surtout ce qui monte partout et explique l'extension des villes dans les campagnes, c'est le besoin d'une ville nature. L'interpénétration de la nature et de la ville - comme nos sept vallées yonnaises - est plébiscitée, comme les espaces : les "vides" qui structurent la ville autant que le bâti à l'image du cours Bayard, du parc des Oudairies, des Terres Noires, du futur cimetière paysager de la Péronière...
Les propos de Dominique ROUILLARD – l’une des architectes retenus pour notre projet « pentagone 2006-2020 - exposant la philosophie de leur projet présenté actuellement au musée tient totalement compte de ces attentes.
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