Samedi 3 juin 2006
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Face à la mondialisation économique, ces échanges – même s’ils ne sont sans doute que des gouttes d’eau dans un océan des nationalismes guerriers - ces échanges ne pourront que conforter l’amitié entre les peuples, contribuer à combattre le racisme, et enfin, et surtout, à apporter un peu plus d’humanité dans un monde qui en a bien besoin. Voilà ce que je crois.La Roche-sur-Yon, une ville ouverte au mondeDepuis 1968, la ville de La Roche-sur-Yon a conscience des enjeux importants qui sont liés aux échanges entre les peuples. Les stigmates de la seconde guerre mondiale ainsi que la nécessité de bâtir une Europe de paix et de tolérance ont conduit des collectivités locales comme la nôtre à rapidement s’engager pour poser les premières pierres d’une citoyenneté européenne et internationale. La ville a ainsi multiplié par seize le nombre de relations avec des villes de quatre continents différents. Entre 1978 et 1988, 5 jumelages sont signés ; depuis 1992, 5 coopérations décentralisées sont engagées ; enfin, en 1994, La Roche-sur-Yon a initié avec d’autres collectivités le Réseau des Villes Européennes ( REVE).
Les jumelages
Gummersbach ( Allemagne 1968)
Coleraine ( Irlande du Nord 1980)
Caceres ( Espagne 1982)
Drummondville ( Québec, Canada 1982)
Tizi-Ouzou ( Algérie 1988)
Burg ( Allemagne 2006)
Les coopérations internationales
Tizi-Ouzou ( Algérie 1988)
Costache Negri ( Roumanie 1989)
Tambacounda ( Sénégal 1994)
Al Yamoun ( Palestine 1996)
Zibo ( Chine 1996)
Le réseau des Villes Européennes REVEAfandou ( Grèce)Assen ( Pays-Bas)Burg ( Allemagne)Caceres ( Espagne)Coleraine ( Irlande du Nord)Drummondville ( Québec – Canada)Gummersbach ( Allemagne)Horshorlm ( Danemark)La Roche sur Yon ( France)Leksand ( Suède)Oulainen ( Finlande)Des jumelages à la coopération décentraliséePendant les années 80, les jumelages se sont considérablement développés. Au service de la mixité, de la rencontre et de l’échange, ils ont favorisé les déplacements entre écoles, entre associations, contribuant à la compréhension d’autres cultures. Les liens créés entre les habitants des deux villes se sont progressivement développés pour donner souvent lieu à de véritables amitiés. Aujourd’hui, les jumelages font partie intégrante de l’histoire de notre ville. Les projets restent nombreux et ouvrent des voies nouvelles : réflexion commune sur des sujets de société, mobilité internationale des jeunes, relations tripartites au service des pays du sud, développement économique, protection de l’environnement… Le jumelage restant un acte officiel de partenariat privilégié avec une collectivité étrangère, la volonté institutionnelle reste donc essentielle à son maintien.
Depuis 1992, la loi française permet d’aller plus loin : elle reconnaît les collectivités territoriales comme des actrices de la coopération internationale et leur permet de passer des conventions avec des collectivités territoriales étrangères. Bien entendu, l'action extérieure des collectivités territoriales s'exerce dans les limites des compétences qui sont les leurs.
Centre culturel à Costache Negri - 2004
Nos motivations sont multiples : économiques, sociales, politiques, historiques…. Mais quelles qu’elles soient, la notion de « réciprocité » est le plus souvent au cœur de notre démarche comme élément de notre politique de développement local. Notre engagement en faveur de la coopération décentralisée se fonde sur 5 principes essentiels :
Un engagement militant pour une mondialisation citoyenne
Un acte de solidarité internationale
Un enjeu social et politique
Un enjeu économique
Une question d'image
Une Maison du Monde pour une citoyenneté nouvellePromouvoir la citoyenneté européenne et internationale nécessite une implication forte de la société civile. La Roche-sur-Yon construit sa politique des relations internationales en offrant la possibilité à chaque maison de quartier, à chaque association, à chaque entreprise, à chaque chambre consulaire de mettre leur temps, leurs compétences et leurs savoir-faire au service des projets.La mise en place en 2000 de la Maison du Monde et des Citoyens a permis de doter les services publics d’un outil au service des associations et de quiconque souhaite conduire une action de coopération internationale. L’assistance technique de montage de dossiers, l’accompagnement individuel ou collectif ainsi que l’acquisition d’une bourse sont autant de soutien à l’engagement citoyen. Sa philosophie repose sur une implication réciproque des partenaires et s’oppose à toute forme de colonialisme nostalgique.Le local est internationalPremier niveau de démocratie, les collectivités locales se doivent de mettre en œuvre des politiques qui prennent en compte les expressions des habitants. Fortes de cet avantage, elles restent les plus à même de porter les changements souhaités notamment dans le domaine des coopérations internationales. C’est la raison pour laquelle notre ville adhère à plusieurs organismes nationaux et internationaux : Cités Unies, Association Française du Conseil des Communes et régions d’Europe… En 2004, à l’occasion de son bicentenaire, La Roche-sur-Yon a créé la Fédération des villes napoléoniennes d’Europe.
Grâce à ces structures de travail et de réflexion, notre collectivité participe à des échanges d’expériences et des programmes d'actions communs. Ce sont à la fois des espaces d’informations, de formations et de conseils, mais aussi des instances utiles pour porter la voix des citoyens et réaffirmer que la place des collectivités locales, comme lors de la présentation de la chartre des collectivités locales, au siège de l’ONU à New York, en 2001.
Tambacounda - Sénégal 2004
Dans certains cas, cette implication permet de manifester un désaccord, comme nous le faisons actuellement auprès de Bruxelles, à travers le Réseau des Coopération Décentralisée avec la Palestine, pour dénoncer l’arrêt du soutien financier au peuple palestinien par l’Union Européenne. Une situation qui débouchera à très court terme sur une catastrophe humanitaire et politique si rien ne bouge.
Quel 3ème millénaire voulons-nous ? Aujourd’hui, un français sur 3 accepte d’utiliser l’adjectif « raciste » pour se définir. On continue de construire des murs. Les discours xénophobes et racistes de certains dirigeants politiques voudraient nous inciter à revivre l’histoire dramatique de notre monde. Aujourd’hui, on vote des lois pour rajouter du désespoir à la misère de nombreuses populations.Pourtant, la grande majorité des Françaises et des Français ne se retrouve pas dans ce monde. Les valeurs de fraternité, de solidarité, d’entraide et de partage restent le fondement de nos aspirations. Nombreux sont celles et ceux qui, au quotidien, cherchent à influencer la lente marche vers un monde plus harmonieux : un monde respectueux de tous les êtres humains, de leur environnement et de leur développement.Le projet de société porté par les collectivités locales de gauche comme La Roche-sur-Yon, s’inscrit dans cette démarche. Acteurs de notre avenir, nous réaffirmons l’importance de notre rôle pour peser sur les décisions à venir. Mener une politique municipale des Relations internationales, c’est d’abord s’engager pour un autre partage de la planète où chacun puisse vivre libre et en paix
Publié dans : Vivre en ville
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