Partager l'article ! "Le Mouton noir", réflexion pour une Vendée républicaine : un livre instructif, à lire !: « Le Mouton noir » est celui du troupea ...
« Le Mouton noir » est celui du troupeau qui n’entend pas dire oui chaque fois qu’un compromis de circonstance électorale est imposé par le reste de la communauté ». C’est en ces termes que se définit Stéphane Frimaudeau, dans un livre à lire pour avoir une idée de la « chape de plomb » que fait peser le villiérisme en Vendée sur toute la droite et sur nombre d'élus ! Un livre à lire par ceux qui veulent en savoir plus et par ceux qui doutent encore que la Vendée n’est pas le paradis démocratique que l’on croit …
Il a du courage Stéphane Frimaudeau ! Et cela mérite respect car en terre vendéenne, rare sont ceux qui s’opposent au diktat du « château ».
Ce sont les élections cantonales de mars 1998 qui sont le déclencheur de cette « révolte ». Ce contexte, je le connais bien. C’est celui qui m’a permis de battre le président départemental du MPF, Philippe Darniche, à l’époque bras droit de Philippe de Villiers et président de la puissante commission sociale du Conseil Général.
Les pressions dénoncées ont bien existé. Stéphane Frimaudeau les a d’ailleurs retracées avec prudence et humour. D’autres que lui – très peu nombreux, ils se comptent sur les doigts d’une seule main – ont également résisté, n’ont pas accepté de se plier aux injonctions. Ceux-là sont des vrais républicains.
Je n’oublierai pas les attaques diverses, comme les procédures au tribunal administratif pour contester mon élection en 1998, ou encore en 2000 avec une poursuite en diffamation par le Président du département. Poursuites devant les tribunaux que j’ai évidemment gagnées – avec 95.000 francs de frais d’avocat - mais qui participent à l’intimidation permanente du « château ». Tout cela décrit une ambiance, celle d’une certaine Vendée, qui n’est pas la vraie Vendée, c’elle que j’aime : ouverte, tolérante et accueillante.
Le camp de droite est décrit dans ses faiblesses et ses turpitudes. Les mêmes travers, les mêmes
méthodes sont à nouveau utilisés. Aujourd’hui encore on peut revivre les mêmes méthodes. Ceci est très bien décrit dans le contexte Fontenaysien récent : Joël
Sarlot n’hésite pas à annoncer dans une réunion publique du candidat Coulas qu’il soutient : « En cas de victoire d’Alain Coulas, les vannes du Conseil Général, principal
financier des communes de Vendée, seront largement ouvertes». Ce n’est pas une menace, juste une promesse, qui ne tient pas, mais peut inciter…
Là aussi, pour que le remplaçant de Joël Sarlot comme député n’utilise pas les mêmes pratiques, il serait bon qu’il soit de gauche ! Et là tout reste possible ..
Stéphane Frimaudeau n’hésite pas à évoquer le contexte yonnais. Il découvre que, ce qu’on lui reprochait jusqu’à
maintenant : se compromettre avec le socialiste Mathieu Durquety avec son association « Pour une Vendée Républicaine » créée à l’occasion du dérapage extrémiste du président du MPF lors de son discours de Grasse avant les présidentielles, est tout à
fait acceptable pour réaliser une « ouverture » à gauche à l’occasion des municipales de La Roche-sur-Yon.
Même si là encore là aussi le « transfert », la compromission risquent bien de se solder par un échec aussi cuisant qu’en 1988.
Ce livre est disponible à la librairie "Agora" rue Clémenceau à la Roche-sur-Yon.
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