Vendredi 1 février 2008
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15:26
C’est la session budgétaire au Conseil Général de la Vendée. Cette fois-ci on a
été gâté par le président Philippe de Villiers. On a eu droit à un vrai « discours programme fleuve » pour les cantonales qui approchent. Sa télévision personnelle :
TV Vendée était présente en séance en permanence. C'est sans doute pour cela qu'il a estimé devoir faire un "discours fleuve" d’une heure 30 (eh oui !),
sans possibilité de l’interrompre évidemment. Je lui ai demandé d’éviter de tomber dans les travers de Chavez ! Quelques éléments de débats :
C’est toujours pareil : gloire à la Vendée qui est « LE » département de France qui crée le plus
d’emplois et d’entreprises, qui est le meilleur partout. Dans la foulée, il annonce que la Vendée va anticiper pour être encore meilleure avec 4 programmes pluriannuels :
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Dans les collèges publics pour faire le premier département de France « numérique », moderniser les collèges, accroître leur capacité, en faire de nouveaux si besoin est
: on croît rêver !
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Dans l’environnement pour
faire de la Vendée le 1er département de France en matière de production d’énergies renouvelables, avec la géothermie, le solaire et la récupération de la chaleur de l’air,
pour que la Vendée exporte de l'énergie (!), des lotissements bioclimatiques. La création d’un observatoire national des pesticides dans l’eau ( !) est au programme, comme augmenter les
espaces naturels protégés, créer un historial de la nature à Luçon, des repas "bios" dans les collèges tous les jours, …
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Dans le logement avec 10
lotissements bioclimatiques, un effort sur la qualité architecturale, une cité écologique aux Herbiers,….
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Un programme en matière de solidarité… qui fera de la Vendée le 1er département….
Tout cela est bel et bon. Et je dois le dire je partage une grande partie des annonces du président du département. Si, si
!
A la nuance près que cela dénote en creux
les graves insuffisances actuelles de la politique de la Vendée qui est par ailleurs un beau département. Qu’on en juge :
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Dans les collèges on annonce des investissements informatiques,
une connexion internet dans chaque classe, etc. ! Aujourd’hui on est très en retard : par exemple au collège Herriot même au CDI les ordinateurs disponibles ne peuvent pas tous
accéder à internet et les collégiens sont dans l’incapacité de préparer leur B2i. Les équipements informatiques des collèges de la Vendée sont très en retard ! Les travaux pour rénover le
collège Herriot seront terminés en 2012 (voir BP) ce qui fera 9 ans depuis la décision de rénovation : soit plus de deux fois plus longtemps que ne met la Loire Atlantique pour faire un
collège neuf !
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Dans le domaine du logement, oui il faut améliorer la qualité des lotissements qui sont des « champs de maisons »
qui défigurent le paysage selon plusieurs conseillers généraux de droite et consomment trop de terres agricoles. Mais surtout aujourd’hui la
Vendée n’a que 5 % de logements sociaux hors La Roche, ce qui interdit aux jeunes vendéens de pouvoir se loger là où ils travaillent, ce qui les amènent à faire des km en voiture chaque jour
…. Avec le prix du foncier et des logements, dans peu de temps la Vendée sera comme le Var, inabordable aux
familles modestes et seulement accessibles aux gens fortunés et aux vedettes ! L’établissement public foncier d’Etat de Vendée peut être un outil utile mais il ne sera efficace que dans 7 à 10 ans, le temps de constituer des stocks et à quel prix ? Le département doit produire plus de logements
sociaux. C’est là une façon de soutenir le pouvoir d’achat des vendéens comme on le fait à la Roche sur Yon avec nos 6000 logements sociaux (1/3 du total vendéen !) permettant de
bénéficier de l’APL.
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Dans l’environnement la Vendée est actuellement montrée du
doigt au plan national avec une pollution des cours d’eau et des retenues d’eau potable, mais surtout plus grave, des nappes phréatiques de la
plaine ! Alors c’est bien joli de créer un observatoire des
pesticides, proposé ce jour par de Villiers, mais il vaudrait mieux un programme pour aider les agriculteurs à produire en respectant mieux
l’environnement sans pesticides et sans engrais et produire « bio ».
Car le gouvernement a réduit à une peau de chagrin les aides agroenvironnementales et les aides à la production
« bio ». Le département qui en avait mis au point dans les années 90 les a supprimées !. Et encourager la consommation du « bio » à chaque repas dans les collèges, c'est
"top", mais sans aider la production c’est encourager les importations hors de prix : une politique de gribouille !
Sans oublier la nécessité d’accepter la chartre du Marais Poitevin que refusent les
villiéristes !
Décidemment l’approche des cantonales, et
les programmes fleuves annoncés ce jour, révèlent bien les insuffisances de la politique départementale : aux candidats de la gauche et écologistes de s’en saisir.
Publié dans : Politique
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