Partager l'article ! Edgar PISANI : un homme d'Etat nous communique sa passion de l'Etat.. et de la révolte : exceptionnel !: Edgar PISANI a été un grand servit ...
Edgar PISANI a été un grand serviteur de l'Etat, le modèle du haut fonctionnaire qui a fait beaucoup pour la politique agricole, a été appelé à Nouméa pour dénouer la crise. C'est un haut fonctionnaire qui donne une haute idée de la haute fonction publique et, au-delà de la République et de la France. Il a souhaité faire partager ses réflexions. C'est un grand bonheur de méditer sa pensée toujours, concise, toujours précise.
Dans un livre paru aux éditions de Seuil « VIVE LA REVOLTE ! », Edgar Pisani
nous livre son parcours, sa vision de la politique : «
cruelle la politique nous oblige à juger sur les actes et les résultats, non sur les intentions ». Ou encore les croyances : « Pour moi Dieu
n'est pas un personnage, mais une question à laquelle j'ai peur de répondre, car ma réponse serait finie et c'est autre chose que je cherche. Je suis un « laïc, un « séculier »
respectueux de toutes les croyances et de toutes les incroyances ».
Il a consommé plusieurs ruptures : avec le gouvernement de Michel Debré, de Gaulle, l'Europe dont il considère que L'Union Européenne agit comme si elle voulait rendre impossible sa propre naissance politique : pas faux non ?
Il a rompu avec le parti socialiste mais demeure fidèle aux idées et votera toujours pour ses candidats et ses positions. « Pourquoi ? parce que dans le monde tel qu'il est, dans la France qui se cherche il représente notre seule chance d'avoir un jour une politique qui devienne le médiateur entre l'économique et la société. La seule chance que nous ayons de construire une authentique démocratie où la liberté individuelle et le bien commun s'associent, où l'instant et la durée soient en relation dialogique. »
Critique du libéralisme très ciblée : « L'économie d'entreprise concoure au Bien commun, mais elle ne peut ni le définir, ni l'assurer. » Très juste, non ?
Regard éclairant sur la démocratie : « La démocratie institutionnelle est mise en cause parce qu'elle ne représente pas la société, mais la Nation. Etant plus des électeurs que des citoyens, plus des citoyens que des humains, nous devons inventer des expressions de la société réelle qui éclairent la démocratie ; il faut que naisse une démocratie du vécu, la démocratie participative. » Eclairant également, non ?
« Nous avons besoin d'une politique qui organise démocratiquement le vivre-ensemble et rende positives la diversité et les contradictions du réel au lieu des les amplifier ».
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