Samedi 9 décembre 2006
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Suite heureuse du jumelage vieux de 18 ans entre La Roche sur Yon et Tizi Ouzou, capitale de la Kabylie, un séminaire de développement local de 2 jours s’est tenu jeudi et vendredi à La Roche sur Yon à l’initiative de la Chambre des Métiers de Vendée et de
la Caisse Nationale d’Assurance Chômage de Tizi Ouzou. C’est un évènement !
C’est, en effet, un exemple de coopération décentralisée réussie. La Chambre des Métiers de la Vendée, grâce à la volonté de ses dirigeants, son savoir faire, en relation avec son homologue de Tizi : la CNAC, met en œuvre un programme de
trois ans de coopération en matière de création d’entreprises qui s’achève avec ce séminaire. Bravo à ces deux institutions !
L’appui à la création d’entreprise, très dynamique en Vendée, et le savoir faire la Chambre, ont permis d’exporter le système national d’appui à la création « passeport pour entreprendre », une sorte de label des Chambres de Métier au plan national.
Ci-dessus la délégation en séminaire dans les locaux d'ORYON, la Société de développement de la ville de La Roche sur Yon
Ce séminaire avait pour objectif de mieux comprendre la dynamique yonnaise et vendéenne à travers : l’appui des collectivités (j’ai présenté l’expérience yonnaise), la pépinière d’entreprise, la plateforme d’initiative locale : Etic 85, mais aussi l’appui des banques, la stratégie de rapprochement des universités avec l
es PME, les laboratoires de recherche et les filières professionnelles. Bref une palette d’expérience pour la délégation de haut niveau venue en Vendée dans les locaux d’ORYON : notre société de développement local organisatrice, avec la chambre des métiers, de ce séminaire. Les exemples locaux ont démontré l’importance du travail en réseau. Nos amis Kabyles ont souligné cet élément comme une avancée à construire en Kabylie et en Algérie, tout comme l’accompagnement « post-création » des chefs d’entreprise.
Un réel plaisir de retrouver nos amis Mr Abdelaziz AMOKRANE, vice président de l’APC (Mairie de Tizi), Mais aussi Mr MEDJKOUH, président de la CCI de Tizi et Mr MOUDOUD, directeur de la CNAC, accompagné d’universitaires, d’industriels, banquiers, de fonctionnaires des services de l’emploi de Kabylie.
C’est le signe aussi que l’économie repart en Algérie grâce à la manne pétrolière et à la volonté du pouvoir de s’ouvrir aux autres économies.
Les PME françaises se doivent d’être plus présentes en Algérie.
C’est le cas pour la SERTA, dirigée par Jacques AUDUREAU, une société dynamique de notre territoire (constructeur de vérins hydrauliques) qui fait des affaires depuis longtemps en Algérie. Nos amis algériens regrettent qu’il n’y ait pas plus d’entreprises de ce type, car il y a des affaires à faire de l’autre côté de la Méditerranée !
Ils voient, comme nous, d’un œil très septique, l’arrivée des chinois. Ceux-ci remportent des marchés importants sans faire travailler l’économie locale : ils arrivent avec leur main d‘œuvre, leur matériaux, leur nourriture… et repartent de même.
A nous de saisir ces opportunités. L’histoire de notre jumelage montre que nos deux peuples ont une culture et une histoire en grande partie commune, un désir toujours réel de travailler ensemble. L’avenir de l’Europe comme du Maghreb, c’est certain, se fera avec la Méditerranée comme centre de gravité !
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