Pour ne pas trop entrer dans les choix qui seront difficiles à faire,
Bruno Retailleau, après avoir fait l'éloge de celui qu'il a poussé à la démission :
Philippe de Villiers, a tenté d'élever le débat en affirmant qu'il voulait tout mettre en oeuvre pour relever les défis qui se présentent à la
Vendée pour les années à venir.
Pourquoi pas ? Nous aussi !
Il semble annoncer une nouvelle gouvernance, vouloir travailler en respectant l'opposition et les autres
collectivités. Nous lui disons chiche !
Mais je n'ai pas manqué de lui rappeler que ça n'avait pas été le cas dans les
années passées et que, par exemple depuis 2004, date de l'arrivée de la gauche à la Région, l'opposition s'est faite "jetée" de diverses instances : commission des subventions,
SAEM du département, Vendée Habitat, Syndicat Mixte du Marais Poitevin et Vendéopôle de
Fontenay le Comte...
Ce signe de fonctionnement plus républicain qui transpirait dans son discours est resté très timide. En
effet nous n'avons obtenu que 2 sièges : un à la SAEM du Vendée Globe et le second à Vendée
Habitat.
J'ai insisté pour que la Vendée sorte de sa stratégie d'isolement, coopère avec la Région, le
chef lieu, les autres collectivités et institutions, ne récupère pas le développement économique que le département favorise certes, mais qui est dans les faits réalisé par les
entreprises, leurs salariés...
Face aux enjeux et aux contraintes fiscales et budgétaires nouvelles, j'ai demandé que l'on se
recentre sur nos compétences et qu'à tout le moins, les choix ne se fassent pas au détriment de celles-ci.
Au contraire, certaines politiques doivent être renforcées. Les
4 collèges promis doivent être construits sans retard, la modernisation des autres accélérée..
.
Il faut donner plus de souffle et de moyens à notre politique sociale, avoir une politique d'investissement,
d'aides et de subventions plus équilibrée sur le territoire et plus transparente...
Pour résoudre la question de la sécurité d'approvisionnement en eau potable du département,
la Vendée doit travailler avec la Loire Atlantique, en puisant de l'eau dans la
Loire, et renoncer à construire un barrage coûteux sur l'Auzance qui n'assurerait pas
cette sécurité.
Le département doit aussi réparer les erreurs de ses choix antérieurs en matière de plan départemental d'élimination des
déchets ménagers et subventionner Trivalis pour limiter le pic à venir de l'augmentation du coût du traitement des déchets généré par ses
choix.
En matière de développement économique la Vendée se doit d'investir plus dans l'innovation
et la recherche, continuer la politique de désenclavement, en particulier numérique, de nos territoires. Là-aussi, en travaillant avec la Région comme chef de
file.
Enfin Le département doit se battre pour faire revenir le gouvernement sur la décision de condamner l'éolien
offshore au large des côtes vendéennes, pour produire de l'énergie verte, développer une nouvelle filière industrielle et aider les
îles et les pêcheurs....
Bref cette journée était celle du nouveau président.
Nous allons observer, jouer notre rôle républicain de critique constructive et de force de proposition.
D'ores et déjà, Bruno Retailleau a constaté à travers la voix de Dominique
Souchet... et deux abstentions que les villiéristes étaient toujours là !
Rendez-vous dans l'avenir pour mesurer s'il y aura eu "rupture" ou "continuité" tant dans la gouvernance .... peut-être... que
dans les choix politiques ... à voir !
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