Dimanche 24 septembre 2006
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Le plan départemental d‘élimination des déchets ménagers était soumis au vote de l’assemblée départementale le vendredi 22 septembre 2006. les trois conseillers généraux de gauche ne l’ont pas voté. Pourquoi ?
Le 1er plan voté par l’ensemble des élus départementaux et maires de Vendée n’était pas parfait. Approuvé par tous les élus, il avait un gros défaut celui de ne pas avoir associé les premiers concernés : les vendéens.
De Villiers a surfé sur le principe très actuel : «d’accord, mais pas près de chez moi » pour faire capoter ce 1er plan. C’est un second plan qui nous était proposé cette semaine. Nous ne voulons pas faire de démagogie et nous sommes parfaitement conscients qu’un tel plan est difficile à concevoir et à mettre en œuvre. D’où l’importance de notre point de vue de le construire collectivement en s’efforçant de trouver un consensus le plus large possible. Cela n’a pas été le cas. Ne pas vouloir d’incinérateur est une stratégie que nous pouvons partager.
Mais comment se proclamer aujourd’hui le département le plus écologique de France en acceptant que les déchets vendéens soient actuellement incinérés en Maine et Loire et exportés dans cinq départements voisins ?
Alors que pensons-nous de ce plan ?
A l’occasion de l’enquête publique, les commissaires enquêteurs ont réalisé un gros travail d’analyse. Ils ont approuvé ce plan (pouvaient-ils faire autrement ?), mais ils en ont souligné les graves faiblesses. La population n’a pas plus été associée que pour le 1er plan. La technique du tri mécano biologique retenue est une technique ancienne qui ne garantit pas la qualité du compost. Les agriculteurs qui l’épandront dans leurs champs ont raison d’être inquiets, notamment s‘ils font de l’agriculture biologique.
Le plan n’indique pas la localisation des usines de tri, ni des centres d’enfouissement que personne de veut à côté de chez lui. Petite remarque : aucun projet n’existe dans la circonscription de Villiers et de Retailleau ! Ah bon ? De plus, sans doute pour ne pas effrayer les agriculteurs, les surfaces prévues pour les centres d‘enfouissement ont été sous estimées.
La commission d’enquête, estime que, je cite : « le plan présent à l’enquête publique n’intègre pas l’ensemble des coûts de traitement des déchets de la Vendée pour les années à venir, loin s’en faut !».
Affirmer que l’on incite les vendéens à trier les déchets, y compris biologiques, chez eux (compostage individuel et de quartier) et installer des usines
coûteuses, à rentabiliser avec de gros volumes, est contradictoire. Il faut privilégier la responsabilité individuelle de chaque vendéen. Cela exige d’y mettre de vrais moyens (matériels et humains), ce que ne prévoit pas le plan. Aucune solution de récupération d’énergie - notamment la méthanisation – n’a sérieusement été étudiée, ce qui dans la période actuelle est pour le moins curieux.
Et les déchets industriels?
Ce plan ignore les Déchets Industriels et les boues de stations d’épurations qui représentent quand même respectivement 213.000 et 8000 tonnes. Même si ce n’est pas de compétence départementale, il aurait été judicieux de se poser la question, d’analyser les besoins réels globaux pour travailler à des rationalisations et des économies d’échelle ! Et bien non. Refus total.
Non ce plan n’est pas le plus écologique, parce qu’il ne récupère aucune énergie, parce qu’il est contradictoire en matière de bio-compost et incomplet en oubliant de prendre en compte les boues de stations et les déchets industriels. Il reste à démontrer qu’il est économique puisque de nombreux coûts n’ont pas été pris en compte.
Et maintenant que ce plan est voté, le bébé va être refilé à TRIVALIS et aux communautés de communes pour le mettre en oeuvre. Beau cadeau pour les élus de terrain !
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