Il est vrai que la tache du gouvernement n’était pas facile en juillet 2009. L’OMS
annonçait une pandémie mondiale. Les souvenirs des morts de nombreuses personnes âgées lors de la canicule de 2003 est encore dans
toutes les mémoires. Le souvenir des dégâts essentiellement médiatiques et économiques de la "vache folle" flottaient encore dans l’air.
Surtout l’hyper-médiatisation de tout évènement plus ou moins sensationnel est en
train de nous faire voir une réalité déformée du monde où nous vivons.
Car enfin oui ou non, la médecine a-t-elle progressé et sauvé des centaines de millions de
personnes dans la France d’aujourd’hui ? Oui bien
sûr !
Oui ou non, le principe de vaccination a-t-il été un progrès pour
l’humanité ? Comment dire le contraire au pays de
Pasteur ?
Comme le souligne le chercheur Frédéric Keck, dans un article du
« Monde » du 9 janvier, cet échec de Bachelot est aussi l’échec du
catastrophisme ! C'est aussi un immense
gâchis !
L’ambiance actuelle nous ferait croire que l’on vit moins bien qu’entre les deux
guerres !
Qu’il y ait plus d’inégalités et que ce soit intolérable, c’est une
certitude et sans aucun doute LE problème auquel la gauche doit s’attaquer pour redonner espoir et perspectives au peuple français. Mais enfin, la France demeure encore la
cinquième puissance mondiale et a les moyens de gérer autrement ces traumatismes.
Comment ? D'abord, simplement en appliquant les lois et règlements de la
République. Rappelez-vous la catastrophe de FURIANI le 5 mai 1992. Un match historique entre Marseille et Bastia, la construction en
catastrophe d’une tribune de 10.000 places qui tremblait dès avant le match, mais où personne n’a pris les bonnes décisions au bon moment ni simplement appliqué la loi.
Il en est résulté en retour des préconisations démesurées pour tous les stades de
France. Depuis le principe de précaution appliqué sans discernement tient lieu de politique. Le Parlement vote des « lois de précaution » sans se soucier le moins du monde de la
capacité de notre pays, de nos collectivités à les mettre en oeuvre de façon responsable.
Ce fameux principe de précaution s’est emparé aussi de la sphère écologique. Là
encore, il faut garder raison, se battre pour que les lois de la République ne soient pas écrites par les lobby, ce qui demeure trop souvent le cas, et appliquer mieux deux autres
principes :
- Le principe du bon sens : dans toute entreprise humaine, face à la pression médiatique et des puissances d’argent,
jamais très loin (Furiani, vache folle, grippe A), il suffirait souvent, simplement d’appliquer le principe de bon sens.
- Le principe de responsabilité : car à trop vouloir se prémunir avec le principe de précaution, plus personne ne prend de
responsabilités !
Mais il est une autre dérive dont il faut se garder, c’est qu’au nom du principe
de précaution, il devient plus facile de supprimer les libertés locales. La peur est toujours mauvaise conseillère en matière de liberté !
Je voudrais donner ce qui me semble être un bon exemple du principe de responsabilité au service des libertés individuelles. Après la récente attaque terroriste aux États-Unis, la tentation
pour OBAMA de sanctionner ses services secrets défaillants était grande. Il ne l’a pas fait. Qu’a-t-il fait et qu’a-t-il dit ?
« Quand le système échoue je suis responsable », « Nous allons renforcer nos
défenses mais nous ne succomberons pas à une mentalité d’assiègés qui sacrifierait la société ouverte et les libertés et valeurs que nous, américains, chérissons… les grandes et fières
nations ne se cachent pas derrière des murailles de suspicion et de défiance » !
Pas mal, non ? On aimerait tant que le président de la République française,
une grande et fière nation, réagisse de la sorte !
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