Une opération chirurgicale est toujours une épreuve, m'avait-on dit, avant que je
parte me faire installer une nouvelle valve aortique. Il faudra te reposer, prendre le temps : des conseils tenant compte de ma façon de vivre et de travailler. J'écoutais, un brin
distant, pas trop inquiet, confiant que j'étais dans la compétence des chirurgiens et aussi rassuré par ma constitution que j'estimais solide : aucun arrêt de travail en 40 ans de vie
professionnelle !
Je dois dire que mon point de vue a un peu évolué... D'abord, je suis arrivé assez fatigué à l'hôpital, ayant voulu régler le maximum de choses avant de partir : normal, non ?
Et puis au bout de quelques jours, notamment parce que, revenu dans ma chambre à deux lits, je n'ai pas dormi durant 3 nuits. Mon voisin, assez mal, nécessitait un suivi quasi permanent en pleine nuit des infirmières très attentionnées à le soulager. Là j'ai senti la fatigue et le choc de l'opération. J'avais le sentiment de m'enfoncer doucement... Puis j'ai pu me lever : mes premiers pas étaient tellement hésitants, courts et très lents, que j'avais l'impression d'avoir 95 ans ! Dur dur...
Et puis, enfin installé dans une chambre à un lit, j'ai pu dormir et récupérer vitesse grand V. J'ai observé alors le travail des infirmières, internes et aides soignantes, agents des services d'entretien, de repas (on mange très bien à Laënnec !).. Une vraie ruche très organisée, parfois dépassée par le travail lorsque manquait un agent malade... J'ai pu constater à quel point le travail dans les hôpitaux est tendu. Plus assez d'internes pour passer voir les patients, les informer, répondre à leurs questions... C'est le gros handicap. Mais quel professionnalisme des chirurgiens, des personnels soignants. Parfois c'est tellement tendu que des cas urgents obligent les équipes à repousser des opérations alors que le malade est prêt, à deux pas de la salle d'opération. Ce fut mon cas durant deux heures....
C'est alors que les mots prennent un autre sens, leur vrai sens. J'ai mieux saisi le sens du mot patient ! Le temps prend une dimension différente. Attendre que l'infirmière passe et vous renseigne ou vous dise qu'elle ne peut le faire, attendre de savoir ce qui va se passer, si tout va bien, quand va-ton vous enlever les tubulures, quand allez-vous sortir ?
Attendre comme un poisson rouge dans un bocal... Etrange sensation. C'est promis je regarderai les poissons rouges différemment désormais !
Et puis l'angoisse. Elle a à peine le temps de venir. Mais une heure avant l'heure prévue pour le grand sommeil,
on se pose des questions : vais-je me réveiller ? J'avoue que je n'ai pas trop angoissé. Assez confiant dans le professionnalisme du professeur Baron qui opère des très jeunes enfants
dans des conditions
bien plus complexes !
En tout cas, j'étais moins angoissé qu'Elie Wiesel, le prix Nobel de la paix, opéré cet été, que j'ai vu à la télévision dire à quel point cette opération du coeur l'avait marqué ! Il a eu peur de ne pas se réveiller. Il a écrit un petit livre où il décrit cela : ce fut pour lui l'occasion de revoir toute sa vie, de se poser les questions existentielles sur la vie, la mort, Dieu... Un petit livre intéressant à lire.
Et puis je suis allé en rééducation à PuilBoreau à côté de La Rochelle. Un centre qui a 20 ans et qui apprend à des opérés du coeur à se comporter bien, à faire mieux fonctionner leur coeur tout neuf. Cela concerne des personnes ayant eu des pontages, pose de stens, remplacements de valves, tumeurs et même bénéficiaires de transplantations cardiaques.
On m'en avait dit du bien. Franchement c'est exceptionnel ! 90 "patients" bénéficient durant environ 3 semaines des conseils et de l'encadrement de 80 professionnels : cardiologues, médecins, infirmières, aides soignantes, kinésithérapeutes, éducateurs sportifs, psychologues, diététiciens, agents de services ...
Vous passez des tests d'effort, faites du sport d'endurance (il faut faire travailler le coeur) marche, vélo, gymnastique. Vous suivez des conférences. Bref en quelques jours vous revivez et sentez que l'opération est derrière vous.
Dire que certains estiment que la médecine coûte cher ! Oui mais quelle avancée, quels progrès ! C'est vrai qu'il y a 40 ans ce type d'opération et de suivi n'existaient pas, ne coûtaient rien. Ceux qui veulent supprimer les déficits et diminuer les cotisations sociales qui paient l'hôpital (une journée d'hôpital c'est 750 euros !) veulent-ils revenir en arrière et laisser mourir les gens dès 50 ou 60 ans ? Dans ces conditions effectivement la sécurité sociale ne serait plus en déficit et les caisses de retraites seraient en excédent !
La période est grave, car aujourd'hui les plus fervents libéraux ne sont pas prêts à remettre en cause une médecine de qualité pour eux et leur proches. Mais ils ne voient aucun inconvénient à laisser s'installer une médecine à deux vitesses où les pauvres et même les classes moyennes ne pourraient plus bénéficer de la même qualité de médecine qu'eux. Il ne faut pas laisser faire ça. C'est l'un des enjeux de la future présidentielle !







Cela fait 6 mois que les amoureux du patinage l'attendaient ! Elle est ré-ouverte depuis hier samedi. Une fuite de fréon : le
gaz qui permettait le refroidissement a obligé à tout moderniser : système de froid, aération,
va être la cas
dans toutes les patinoires de France dans les deux ans qui viennent. En effet, le fréon un gaz rare qui permettait d'avoir une
humide c'était pas
le top pour les spectateurs !). Le nouveau système fera la glace tout aussi froide... Mais l'air ambiant sera à température constante entre 15 et 17 degrés, hiver comme
été.


![bel jean pierre98006p[1]](http://img.over-blog.com/68x100/0/28/46/01/ete-automne-2011/bel_jean_pierre98006p-1-.jpg)


rapide pour beaucoup de nos déplacements.
formations de notre université
Yonnaise. Tout particulièrement la licence bidisciplinaire Droit-Langue qui récolte la note maximale :A+ !
nerveuse est à son
comble.
avant, qu'ailleurs l'herbe est
plus verte ?
contraire en le valorisant. Car il est
exact qu'on ne prépare pas l'avenir d'un territoire, d'une ville, sans s'appuyer sur son passé.
été
fructueuseS : le 
venues de toute la Vendée : même
les jeunes de l'ile d'Yeu étaient là ! Ils faisaient plaisir à voir ces 300 jeunes se donner à fond, faire des passes, jouer collectif et marquer des buts de légende
! 

































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