Sofi LUCAS, président de la
CGPME Vendée a voulu, à travers ce salon, mettre en application une idée simple. En période de crise il est très important que les PME se rencontrent, échangent leur expériences, leurs
savoir faire, constituent des réseaux de chefs d'entreprises pour être plus forts, plus réactifs, mieux armés face à la crise.
L'avenir est aux réseaux. C'est pour cela que 80
exposants ont tenu à participer à cette première en Vendée : un salon professionnel organisé par des professionnels, à l'intention des professionnels de nos PME vendéennes dans
tous les corps de métiers.
On le sait ce sont les PME qui créent richesses et emplois. En même temps, en période
de crise, elles sont souvent les premières victimes, "pressurées" comme sous-traitantes de grands groupes. Les banques dans une période aussi délicate ont tendance à ne regarder que les
capitaux propres et les PME qui n'ont pas assez de trésorerie deviennent alors très fragiles.
Une baisse de chiffre d'affaires drastique et ce peut être le début de la fin pour des
PME pourtant dynamiques, pleines d'avenir quelques mois auparavant. En peu de temps tout peut basculer pour nombre de chefs d'entreprises qui vivent alors des moments difficiles au plan
économique, comme au plan humain.
Il faut éviter cela à tout prix ! Ce fut d'ailleurs le thème d'une conférence débat
"la crise , ce n'est pas ce que tu crois" avec comme intervenant : Monsieur M. Wery, dirigeant du cabinet de consultant W Entreprises, adhérent à la CGPME.
Toute crise est un risque et une opportunité qu'il faut savoir
saisir.
Mais pour cela il ne faut pas être seul. Le témoignage très parlant d'un chef
d'entreprise touché
par la crise a
démontré de façon éloquente que face à une baisse importante - de l'ordre de 30 % en quelques mois - du chiffre d'affaires, le chef d'entreprise risque la faillite et la
dépression.
Il doit réagir et s'entourer de conseils, ne pas rester seul.
Alors seulement il a des chances de s'en sortir, mais aussi de préparer une
nouvelle phase de développement dans les meilleures conditions !
Les PME sont l'avenir de notre économie
C'est une évidence car il y a longtemps que les grands groupes mondiaux ne créent plus
d'emplois en France et délocalisent à tour de bras.
Pourtant le point faible de notre économie, comparativement à l'Allemagne, c'est la
faiblesse du tissu de PME. Tout le monde en convient il faut aider et mieux armer nos PME.
Pour elles, la soutraitance est souvent sauvage, les appels d'offres publics
difficiles voire impossibles à gagner pour des petites PME mal armées face à l'ingénierie des grands groupes. Il est donc urgent de moraliser la sous-traitance, améliorer
les conditions pour que les appels d'offres publics leur soient accessibles.
Autre idée développée par le sénateur Bruno Retailleau qui vient de remettre un
rapport au premier Ministre dans ce domaine : faire en sorte qu'elle soient moins pénalisées en matière fiscale. Le paradoxe est en effet que les PME paient plus
d'impôts sur les sociétés que les grandes entreprises ! Dommage que les Pouvoirs Publics ne s'en rendent compte que maintenant !
Personnellement, je suis frappé par le fait que notre Pays - comme
notre économie - est de plus en plus pénalisé par la bureaucratisation et la juridiciation croissantes de notre société.
Le président national de la CGMPE, Jean François ROUBAUD, présent parmi nous, demande
qu'il y ait une pause législative, que les
lois concernant les entreprises ne sortent que deux fois par an pour que les PME puissent s'y retrouver. Ce n'est pas une mauvaise idée. Il est temps d'arrêter de légiférer à tout va,
pour un oui ou pour un non !
Il serait bon que le gouvernement laisse le parlement légiférer à son rythme pour produire des lois claires,
lisibles et applicables ! Car aujourd'hui, on en est loin. Il y a inflation législative non suivie d'effet et cela dans tous les domaines.
Dès qu'un problème est médiatisé, Nicolas Sarkozy impose une loi, que le Parlement se doit de voter sans
préparation suffisante. Résultat : on a des lois illisibles, mal ficelées comme celle sur la taxe sur les enseignes commerciales, et donc souvent inapplicables. Cette façon de faire dévalorise le Parlement et étouffe notre société.
Un autre exemple : en matière de sécurité, Nicolas Sarkozy a fait voter 19 lois depuis 2002 et
pourtant l'insécurité augmente !
Quoiqu'il en soit, félicitations à la CGPME et à ORYON pour cette excellente initiative en faveur du
développemment de nos PME.
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