Le Gouvernement, à plusieurs reprises, a fait voter des lois censées régler la question de l’immigration dans notre pays.
Aujourd’hui l’ambiguïté orchestrée de cette politique laisse à la discrétion administrative des préfets et leurs services l’examen et le règlement de situations humaines douloureuses. L’absurdité de ces pratiques trouve une parfaite illustration dans le cas des enfants scolarisés dont les parents, déboutés du droit d’asile, se retrouvent sans papier. Tout au long de cette année, 17 enfants dont les parents sont demandeurs d’asile, ont été scolarisés dans les écoles élémentaires et maternelles de notre ville, sans oublier ceux qui le sont dans les collèges et lycées. En participant à la vie scolaire de leurs établissements ils ont, avec leurs familles, témoigné de leur volonté de s’intégrer, de connaître notre langue, d’apprendre à vivre ici. Ils ont aussi montré leur souhait de devenir de jeunes citoyens respectueux et fiers, eux aussi, des valeurs de la République.
Alors que l’année scolaire se termine, le ministre de l’Intérieur se prépare à faire expulser nombre d’entre eux et, même s’il paraît reculer, les familles n’ont pas vraiment confiance. En nous mobilisant nous refusons que cet été soit synonyme d’expulsion.Comme Maire, aux côtés de nombreux autres collègues, je soutiens cette démarche d’intégration des enfants et leurs familles et nous demandons au ministre de l’Intérieur de donner des instructions aux services préfectoraux conformes à la loi de 1998 – dite loi « Chevènement–Jospin » - afin de procéder aux régularisations de ces familles.
Des parrainages civils
En organisant ces parrainages civils en mairie, nous entendons leur témoigner notre soutien et dire à tous ceux qui les accompagnent : nous sommes avec vous. À La Roche, il s’agit du réseau éducation sans frontière : ACTIF, la LDDH, la FCPE et la pastorale des migrants notamment, ainsi que de nombreux enseignants, parents d’élèves, militants associatifs et politiques.
Autour de moi, de façon républicaine et très symbolique, étaient présents les trois présidents des groupes politiques de la majorité municipale pour donner plus de force encore à notre engagement.
Nous savons que dans toute société démocratique la loi est la règle qui s’impose à tous. Mais nous savons aussi que lorsque la loi viole des principes aussi élémentaires, c’est notre devoir de citoyens, notre devoir de conscience de ne pas s’y plier. C’est pourquoi avec toutes les femmes et les hommes du réseau éducation sans frontières nous nous opposerons aux mesures d’expulsion et nous offrirons aide et protection à ces familles. Notre conscience nous interdit d’être complice.
Ma vie est une chanson :
Sur une feuille blanche, écris ceci : « la vie est une rose dans les villes de pierre où les corps souffrent et chantent. Nulle part, on est chez soi. »
On me demande parfois d’où je viens et je réponds « je n’en sais rien ». De puis longtemps, je sui sur le chemin qui m’a conduit ici. Mais je sais que je suis né de l’amour de la terre avec le soleil. Toute ma vie est une chanson que je chante pour dire combien je t’aime.







Quelles sont les mesures que vous comptez prendre en cette vieille de vacances, pour que les familles aient une information sur le devenir de leurs jeunes à la rentrée scolaire et pour que les adultes puissent vivre sans trop de stress pendant ces deux mois où l'on sait qu'il y a trêve? Il faut sans doute un plan d'urgence en direction des personnes handicapées.
Le libéralisme a échoué à créer du développement et des richesses qui ne soient pas volés aux pays en voix de développement, aux salariés, aux petits épargnants. L’école de Chicago, qui a porté le flambeau de ce libéralisme débridé sur l’ensemble de la planète avec Ronald Reagan et Margaret Thatcher, a perdu sa crédibilité aux yeux des peuples. Mais, la financiarisation du monde continue tous les jours à imposer son emprise avec le soutien politique des populismes et des extrêmes droites.

































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