Lundi 3 juillet 2006 1 03 /07 /Juil /2006 23:16
Samedi 1er juillet a été un jour particulier. Un jour ou l’on souhaite redonner corps à la conception républicaine d’accueil et d’asile qu’a toujours eu de la France. Un jour où la mobilisation citoyenne marque une nouvelle étape. Un jour où la majorité municipale a souhaité s’associer à cette mobilisation pour lui donner plus d’ampleur, d’assise et de solennité, et obtenir la remise en cause de lois et circulaires indignes de notre pays.

Le Gouvernement, à plusieurs reprises, a fait voter des lois censées régler la question de l’immigration dans notre pays.

Aujourd’hui l’ambiguïté orchestrée de cette politique laisse à la discrétion administrative des préfets et leurs services l’examen et le règlement de situations humaines douloureuses. L’absurdité de ces pratiques trouve une parfaite illustration dans le cas des enfants scolarisés dont les parents, déboutés du droit d’asile, se retrouvent sans papier. Tout au long de cette année, 17 enfants dont les parents sont demandeurs d’asile, ont été scolarisés dans les écoles élémentaires et maternelles de notre ville, sans oublier ceux qui le sont dans les collèges et lycées. En participant à la vie scolaire de leurs établissements ils ont, avec leurs familles, témoigné de leur volonté de s’intégrer, de connaître notre langue, d’apprendre à vivre ici. Ils ont aussi montré leur souhait de devenir de jeunes citoyens respectueux et fiers, eux aussi, des valeurs de la République.

Alors que l’année scolaire se termine, le ministre de l’Intérieur se prépare à faire expulser nombre d’entre eux et, même s’il paraît reculer, les familles n’ont pas vraiment confiance. En nous mobilisant nous refusons que cet été soit synonyme d’expulsion.

Comme Maire, aux côtés de nombreux autres collègues, je soutiens cette démarche d’intégration des enfants et leurs familles et nous demandons au ministre de l’Intérieur de donner des instructions aux services préfectoraux conformes  à la loi de 1998 – dite loi « Chevènement–Jospin » - afin de procéder aux régularisations de ces familles.


Des parrainages civils

En organisant ces parrainages civils en mairie, nous entendons leur témoigner notre soutien et dire à tous ceux qui les accompagnent : nous sommes avec vous. À La Roche, il s’agit du réseau éducation sans frontière  : ACTIF, la LDDH, la FCPE et la pastorale des migrants notamment, ainsi que de nombreux enseignants, parents d’élèves, militants associatifs et politiques.

Autour de moi, de façon républicaine et très symbolique, étaient présents les trois présidents des  groupes politiques de la majorité municipale pour donner plus de force encore à notre engagement.


La LDH déclare :

Nous savons que dans toute société démocratique la loi est la règle qui s’impose à tous. Mais nous savons aussi que lorsque la loi viole des principes aussi élémentaires, c’est notre devoir de citoyens, notre devoir de conscience de ne pas s’y plier. C’est pourquoi avec toutes les femmes et les hommes du réseau éducation sans frontières nous nous opposerons aux mesures d’expulsion et nous offrirons aide et protection à ces familles. Notre conscience nous interdit d’être complice.


Mot d'Abdelhaq   

Ma vie est une chanson :


Sur une feuille blanche, écris ceci : « la vie est une rose dans les villes de pierre où les corps souffrent et chantent. Nulle part, on est chez soi. »

On me demande parfois d’où je viens et je réponds « je n’en sais rien ».  De puis longtemps, je sui sur le chemin qui m’a conduit ici. Mais je sais que je suis né de l’amour de la terre avec le soleil. Toute ma vie est une chanson que je chante pour dire combien je t’aime.
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Dimanche 2 juillet 2006 7 02 /07 /Juil /2006 08:18
Ce 1er juillet, dans les jardins de la Mairie, où nous avions installé un écran géant, les Yonnais avaient l'âme en bleu.Tout a commencé dans la beauté du jour finissant. Puis la tension a monté. Les ongles ont souffert. Les visages se sont tendus... jusqu'à la libération du but splendide de Thierry Henry sur le coup franc de rêve de Zizou. Puis, de nouveau la tension jusqu'à l'explosion et la ville en joie.

Encore deux soirée comme celle-ci, et la deuxième étoile illuminera le maillot des bleus à jamais.


Voici mon album souvenir de cette soirée mémorable :







On s'est installé entre amis dans le jardin de l'hôtel de ville













On y croyait, mais on l'attendait ce but








Quand il est venu, ce fut l'explosion







Tout d'un coup, le temps est devenu bien long












Puis, vint la libération du coup de sifflet













 La folie dans la ville







Vraiment ce fut une soirée magnifique. Merci aux bleus et au Yonnais qui savent  partager leur joie, le plus simplement du monde.

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Mercredi 28 juin 2006 3 28 /06 /Juin /2006 08:39
Ce vendredi 23 juin, j’étais invité, comme maire de La Roche-sur-Yon au 30ème anniversaire de l’entreprise PPRV (Peinture Papier Peint Ravalement Vitrerie). Jusque-là rien de bien original, direz-vous ! Sauf que cette entreprise yonnaise de second œuvre a été créée et s’est progressivement développée sous le statut de société coopérative ouvrière de production. Ce type de société est fondé sur des valeurs particulières de ce que l’on appelle l’économie solidaire. Sa réussite économique s'enracine dans une certaine conception des rapports humains et des relations entre le capital et le travail : ici, c’est l’homme qui est au cœur du système.

Ainsi, le mouvement coopératif, introduit la démocratie dans le fonctionnement même de l’entreprise, sur la base de principes simples comme celui de « un membre, une voix » . Une part des bénéfices est affectée aux réserves de l’entreprise, selon une règle prudentielle parfaitement rigoureuse qui constitue progressivement le patrimoine collectif des sociétaires. L’implication des salariés, la formation comme élément essentiel de la capacité de chacun à prendre sa place dans l’entreprise, ou encore la solidarité du réseau de l’économie solidaire que forment les entreprises coopératives, voilà donc tout un système de valeur à l’œuvre au quotidien et dans le concret… On est loin du triomphe loi de la jungle dont certains doctrinaires du libéralisme voudraient nous persuader qu’elle « naturelle » en économie.

Car, dans ces entreprises coopératives les résultats économiques et les résultats sociaux sont ensemble à la hauteur :

- une grande partie des salariés présents depuis plus de 2 ans deviennent associés de leur coopérative,

- le salaire moyen en SCOP est supérieur à celui en général des PME/TPE,

- 98% des SCOP font participer leurs salariés aux bénéfices contre 3% des PME de moins de 50 salariés,
 
- plus de 40% en moyenne des résultats annuels sont répartis aux salariés.


Et puis, à La Roche-sur-Yon, la SCOP PPRV a choisi de passer aux 35 heures dès 1999 ! Voilà une avancée sociale qui apporte une belle réponse à ceux qui  pensent la réduction du temps de travail inapplicable aux PME/TPE.


La taille du gâteau

Mais derrière tout ça, c’est donc bien la question de la répartition des richesses produites entre capital et travail qui se pose. J’ai lu récemment que si nous utilisions actuellement en France la même clé de répartition que dans les années 1980, c’est 140 milliards d’euros de salaires qui seraient distribués en plus. Ils se trouveraient, pour l’essentiel, réinjectés dans l’économie à travers la consommation…et ils permettraient aussi le financement de politiques publiques… Comme quoi, quand on parle de partage des richesses, il ne faut jamais oublier que la taille du gâteau dépend aussi beaucoup de la façon dont on le découpe.

Ceci me rappelle un livre lu il y a quelques mois. Intitulé How to change the world ? Social entrepreneurs and the power of new ideas  (Comment changer le monde ? les entrepreneurs sociaux et le pouvoir des idées nouvelles), il a été écrit par David Borstein, un important journaliste new yorkais. Je l’avais invité à l’automne dernier pour une conférence dans le cadre de notre festival de cinéma « En route vers le Monde ! ».

L’auteur américain accompagné de Fabio Rosa, un des ce ces entrepreneurs sociaux et d’origine brésilienne, me rappelait que si ces idées paraissent nouvelles, l’histoire des entrepreneurs sociaux ne l’est pas…Il pensait bien sûr aux coopérateurs, aux mutualistes, aux associatifs, à tous les acteurs de l’économie sociale et solidaire, à ceux qui développent le commerce équitable entre Sud et Nord et dont les succès, partout dans le monde, nous prouvent qu’il existe véritablement une autre économie possible, tout aussi efficiente, mais plus humaine et plus juste.


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Mardi 27 juin 2006 2 27 /06 /Juin /2006 08:09
La culture, dit-on, c’est ce qui reste lorsque l’on a tout oublié. Tel est bien le cas au Conseil général, où de Villiers bâtit un Historial à 18 millions d’euros sans lésiner à la dépense publique et ajoute, au cours de la même session, une délibération faisant passer en 6 ans le projet de « petit Bercy » de Mouilleron le Captif (une sorte de zénith)… de 20 millions à 45 millions d’euros ! Lorsqu’on se rappelle que le Conseil général de la Vendée est champion de France des budgets de communication avec 15 millions d’euros par an, on se dit tout ceci serait parfait s’il n’en oubliait pas l’essentiel… c’est-à-dire les compétences sociales, que la loi confère en priorité aux conseils généraux.

C’est vrai, le social et le château ne font pas spontanément bon ménage et le Conseil général n’est pas généreux. Ainsi pour la Maison départementale du Handicap, inaugurée à grand renfort de communication, mais laissée pour compte une fois avalés les derniers petits-fours. Les personnes en situation de handicap attendent, sont inquiètes, leurs familles aussi. Or, ils ont droit à meilleure approche de leurs droits de citoyens, et je suis contraint d’intervenir pour rappeler, au Président du Conseil général, la loi votée l’an dernier.

Dans le même esprit, je dois rappeler que de Villiers, en refusant le plan départemental d’élimination des déchets ménagers votés par tous les élus, fait prendre du retard à ce dossiers, contraint les vendéens à exporter ces déchets dans les autres départements limitrophes, notamment en Mayenne, et alourdit la note payé par les ménages vendéens.

Voyez les interventions que j’ai dû faire, et jugez vous-même.



Maison départementale des personnes handicapées

Je souhaiterais aborder brièvement la création initiée par la loi de février 2005, des maisons départementales du handicap. L’objectif du législateur est ambitieux. Il s’agit de mettre en place :

• Un véritable guichet unique bien identifié, simple d'accès, permettant de  mutualiser les nombreuses ressources et compétences publiques et associatives. Elle doit être un lieu d'accueil, d'écoute, de convivialité, un centre d'informations pour les professionnels et les usagers.

• Elles doit permettre de réaliser un bilan complet pour offrir à la personne un accompagnement personnalisé, être garante de l'information et la relation avec tous les partenaires. 

• Elle doit être un lieu de partenariat avec les associations, garant de l'égalité de traitement pour tous, inscrite dans la cité pour favoriser la citoyenneté de toute personne en situation de handicap et en capacité de repérer l'innovation, de la diffuser, de la susciter, de la soutenir et de la développer

Cette mise en place n’a pas été facile, et les conseils généraux se sont mobilisés de façon inégale. Pour ce qui est de la Vendée, monsieur le président je souhaiterais qu’au cours de cette session un point puisse être fait. La Maison Départementale en faveur des personnes handicapées existe certes. Une communication importante a d’ailleurs été faite. Mais au-delà, il m’est rapporté par de nombreuses sources que peu de choses avancent. Qu’en est-il exactement ?

Par exemple  j'ai cru comprendre que la commission qui devait prendre le relais et remplacer les anciennes CDES et la COTOREP ne s'était réunies que très récemment. Pourquoi n’a-t-on pu le faire plus tôt ?

Actuellement, pour ce qui concerne les enfants, les orientations ne sont connues :

• ni par les écoles,

• ni par les établissements spécialisés,

• ni par les services spécialisés pour ce qui concerne les accompagnements.

Ceci est déjà très préoccupant pour les professionnels, mais que dire de l'inquiétude des parents? Plus d'un millier de dossiers, me dit-on, n'ont, à ce jour, pas été ouverts.

Pour ce qui concerne les adultes une inquiétude forte émane des bénéficiaires de l'AAH (Allocation Adultes Handicapés) et ceci à juste titre puisque ces personnes n'ont aucune information. N'y a-t-il pas lieu de s'inquiéter même sur la rupture des versements d'allocations ?

Certes, ce qui existait avait besoin d'un sérieux toilettage, de moyens supplémentaires pour fonctionner au mieux. Mais aujourd’hui, l’inquiétude grandit et, si l’on peut comprendre un certain retard dû à la difficulté de démarrage d’une telle réforme et si des retards existent aussi ailleurs, on me dit que la Vendée dans ce domaine est loin d’être en pointe. Or c’est une compétence départementale !

Quelles sont les mesures que vous comptez prendre en cette vieille de vacances, pour que les familles aient une information sur le devenir de leurs jeunes à la rentrée scolaire et pour que les adultes puissent vivre sans trop de stress pendant ces deux mois où l'on sait qu'il y a trêve? Il faut sans doute un plan d'urgence en direction des personnes handicapées.






Plan départemental d’élimination des déchets ménagers

Je ne souhaite pas faire de surenchère démagogique sur ce sujet délicat et complexe. Il y en trop eu de toutes parts.

Cependant je souhaiterais que notre assemblée s’empare de la question des déchets plus globalement en intégrant mieux dans sa réflexion les déchets industriels. Car il y a des enjeux économiques considérables qu’il nous appartient de mieux prendre en compte avec les industriels eux-mêmes, dans l’intérêt de l’économie vendéenne.

Le second point que je souhaite aborder est l’évolution exponentielle du coût global : traitement et collecte. Il est en train, il va devenir insupportable pour de nombreux ménages vendéens. Tous les élus en sont conscients. Et une partie du surcoût est liée au retard pris par ce plan, notamment suite à votre intervention dans ce dossier, monsieur le Président. Sans pour l’instant porter de jugement sur ce plan – Nous aurons à le faire à l’automne –, je souhaiterais que, comme cela  a été demandé lors du congrès de Maires à la Châtaigneraie il y a 15 jours, le département accepte de prendre en compte la partie du surcoût dont il est directement responsable du fait de sa prise de position. Il a été évalué à plusieurs millions d’euros qui, s’ils étaient justement pris en charge par notre assemblée, allègeraient le coût global porté par les intercommunalités et donc les ménages.

Ce serait justice. Interpellé au congrès des maires, Bruno Retailleau a répondu par la négative un peu trop rapidement  me semble-t-il. Il faut ici assumer le choix des décisions prises par le Conseil général de retarder la mise en oeuvre de ce plan. Beaucoup d’élus attendent ce geste de  votre part Monsieur le président. Constatant les moyens consacrés à certains projets, hors compétence du département - qui peuvent être par ailleurs très utiles. Deux exemples: 18 millions d’euros pour ce musée, une délibération lors de cette session fait passer le projet de «Vendéespace » de 20 à 45 millions d’euros entre 2000 et 2006! Tout le monde sait que le département a les moyens de mieux assumer cette compétence-là.

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Dimanche 25 juin 2006 7 25 /06 /Juin /2006 10:04
C’est en s’éloignant un peu, chez nos grands voisins européens, qu’on perçoit le mieux l’état de déliquescence insondable de l’exécutif français et de sa majorité parlementaire. L’ambiance générale, chez les observateurs et les politiques, a dépassé la consternation. Elle en est à la sidération.

Du Premier ministre qu’il est censé soutenir au Parlement, un député de l’UMP disait récemment, que s’il commettait une bourde par mois en 2005, il en était désormais à une par semaine. Avec une cote de 22% dans le baromètre TNS-SOFRES, il a dépassé son maître, Alain Juppé, chassé de Matignon avec 28% de confiance. Quant à Chirac, impérial, il atteint les 17%, lui que plus de 82% des Français avaient élu en 2002 !

D’affaire Clearstream en affaire Guy Drut, de crise des banlieues en valse-hésitation sur l’avenir de GDF et jusqu’aux consternants comportements de leurs amis à la tête de Vinci et d’EADS, tout tourne à la catastrophe. Les pratiques d’officines, dignes de la belle époque du SAC et de Charles Pasqua, se réalisent maintenant au grand jour, depuis les palais et avec les moyens de la République, dans un ping pong infernal entre Matignon et la place Beauvau.

Mais, le pire n’est pas là, car frondeurs comme nous sommes, nous pourrions prendre la situation avec dérision. Non, le pire c’est que les Français souffrent. Ils souffrent de précarité, de pouvoir d’achat rétréci de mois en mois, d’injustice profonde, de désordres publics et d’un sentiment de mépris de la part d’une classe dirigeante dont la morgue n’a jamais été aussi grande.  

Et, dominant ce marécage dans la tiédeur de l’Élysée, le Président paraît sourd et insensible, comme frappé d’immobilisme. Plus son Premier ministre s’enfonce, plus la France peine, moins il paraît enclin à bouger. Comme il lit la presse et qu'il ne regarde pas la télévision pour la seule coupe du monde de football, il doit contempler la situation avec le goût du vertige qui saisit le plongeur aux abords des grandes profondeurs. Après deux mandats dont il ne restera qu’une France affaiblie, celui qui a passé une des plus longues carrières politiques françaises pour atteindre la fonction suprême, paraît de plus en plus aspiré par le vide sidéral du Grand Bleu. Qui sait si un jour, au large de Brégançon, on ne perdra pas tout simplement sa trace ?

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Mardi 20 juin 2006 2 20 /06 /Juin /2006 06:39

J’ai passé le conseil municipal du 7 juin, en ayant le sentiment que nous mettions nos pas dans les pas de l’histoire à la suite des bâtisseurs du Pentagone. En choisissant les architectes-urbanistes Alain Guiheux et Dominique Rouillard pour nous accompagner dans le travail sur le centre-ville, c’est l’amorce d’un engagement dont les effets se feront sentit sur  plusieurs décennies que nous avons décidée, dans un très large accord de toutes les sensibilités de notre assemblée.


De nombreuses raisons militent en faveur d’une stratégie forte, inscrite dans la durée : nous pouvons tirer parti du fait que la Roche s’est beaucoup développée en périphérie pour nous concentrer maintenant sur le centre urbain et les grands quartiers de la ville.

Cette stratégie vise à conforter l’attractivité de notre chef lieu, tout en lui conservant sa qualité de vie exceptionnelle.  Elle vient aussi au bon moment car elle s’enracine dans un mouvement de fond de la société, qui renouvelle le BESOIN DE VILLE chez nos contemporains. D’ailleurs, tout démontre le potentiel de développement de l’activité commerciale en centre ville. Voyez le fonctionnement des nouvelles halles,  où la librairie 85000 occupera à la rentrée tout l’espace derrière les halles en ouvrant, de surcroît, un café BD.



Le renouvellement urbain sera débattu

Pour conduire cette stratégie, nous avons décidé d’une méthode : CELLE DU RENOUVELLEMENT URBAIN.

C’est d’abord le refus d’agir au coup par coup. C’est penser globalement et dans la durée, en s’inscrivant dans le territoire large c'est-à-dire, pour nous, LA VENDÉE TOUT ENTIÈRE.



Convenez-en, l’enjeu était important. Je me suis donc déplacé pour aller voir ce qu’avaient entrepris d’autres villes et réfléchir sur la nôtre. L’initiative a suscité beaucoup d’étonnement et d’intérêt. Sans doute est-ce là une des raisons pour lesquelles de nombreux bureaux d’études de très haut niveau et de grande réputation ont répondu à notre appel d’offre.

Bien sûr, la démarche va largement s’étendre, dans le respect de la culture du débat qui est la nôtre. À chaque occasion (et, au besoin, en les suscitant), nous allons réunir de larges audiences afin de mobiliser les intelligences au service du projet que nous allons construire AVEC et POUR les yonnais.

Rien n’est décidé d’avance. Rien n’est ficelé. Tout est à débattre. Et le débat s’amplifiera lors de la quinzaine de l’urbanisme en septembre. Les habitants du centre, qui sont les premiers concernés, seront ensuite interrogés, et avec eux tous les acteurs de la ville : commerçants, architectes, investisseurs, etc... Bref, j’appelle au débat tous ceux qui s’intéressent, à un titre ou à un autre au destin de leur ville.


Un travail d’équipe

Car, notre choix est celui de responsables qui veulent avancer avec les citoyens. C’est pourquoi nous avons sélectionné une équipe expérimentée pour nous accompagner dans la conception progressive de la ville que nous voulons vivre.

Ainsi, dans le temps même où nous définissons une stratégie globale à moyen terme, nous continuons d’agir au présent. Par exemple, l’équipe retenue jouera le rôle d’architecte conseil. Elle apporte un regard nouveau sur les projets en cours comme la place Pécherau, ainsi que sur les projets immobiliers déposés en mairie ou sur le point de l’être. Elle nous aidera à élaborer le devenir de la ville en nous appuyant sur son histoire et son patrimoine. De ce point de vue l’étude ZPPAUP sera revisitée pour préserver et valoriser ce qui mérite de l’être. Le vieux centre fera l’objet d’un travail de redécouverte pour être mis en valeur.

Elle abordera également avec nous la question de la mobilité au centre et pour ceux qui veulent y  venir. Car nous devons réfléchir à la place de la voiture en ville. Et, de ce point de vue, le pragmatisme de l’équipe retenue me convient, parce qu’il est sage et raisonné. La voiture ne peut être rejetée brutalement, mais il faut la canaliser pour que les piétons et les autres modes de déplacement cohabitent avec elle.


Ce travail sera également l’occasion d’inventer une nouvelle qualité urbaine pour nos espaces publics, nos places… Une qualité qui doit être sensible, perceptible en journée, en soirée, à chaque saison.

Vous le voyiez l’énergie de la ville, nos moyens vont se mobiliser un peu plus que par le passé sur notre centre. Attention, quand je parle du centre j’entends le pentagone élargi au Sacré-Cœur et j’inclus dans notre préoccupation les centres de quartiers comme Le Bourg St André et la Garenne.

C’est en pensant à ces enjeux, à la volonté que nous avons de faire bouger la ville globalement qu’à l’unanimité de la commission d’appel d’offres, nous avons sélectionné  le 7 juin dernier le cabinet ArchitectureAction dirigé par Alain Guhieux et Dominique Rouillard.
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Mardi 13 juin 2006 2 13 /06 /Juin /2006 15:08

Un formidable mouvement se met en marche

A La Roche-sur-Yon, le 9 juin s’es produit un événement politique qui dépasse la ville, le département et même la Région : 1000 participants - et près de 500 demandes refusées faute de places - à un banquet républicain ou n’en étaient prévu que 5 à 600 ! Une salle chauffée à blanc comme on n'en voit que quelques jours avant le scrutin présidentiel ! Et un discours de plus d’une demi-heure, fondateur à bien des égards….
 
 
Extrait de mon discours d'accueil :

 "Je suis très fier et très heureux ce soir de vous accueillir aussi nombreux ici à La Roche-sur -Yon, pour la venue parmi nous de Ségolène Royal. Très heureux en tant que maire, mais aussi en tant que président de l’union départementale des élus socialistes et républicains de Vendée, de pouvoir réunir ce soir autant de vendéens. Ce n’est pas si courant.
 
Cette formidable mobilisation montre combien ta candidature, Ségolène, a un sens, combien à travers toi les socialistes peuvent toucher les français. C’est vrai Ségolène qu’il se passe quelque chose dans le Pays, comme un espoir nouveau qui se lève après des années de grisaille.
 
Que cela se passe avec autant de force en Vendée est un vrai bonheur. Car ici, le combat contre la droite au pouvoir se double d’un combat contre un clan, un clan d’extrême droite qui veut imposer sa loi à tous les républicains. Je veux saluer ceux qui au quotidien dans chaque commune luttent contre cet obscurantisme, cette chape de plomb, ces menaces, ces chantages honteux difficiles à imaginer quand on n’est pas d’ici. Soyons fiers de ces combats difficiles. Nous sommes aux premières loges ! Tous les murs finissent par tomber, celui du villiérisme aussi.
 
Merci aussi à toi Jean, pour ta mobilisation et ton travail politique qui permet à la Fédération socialiste de la Vendée d’augmenter considérablement ses effectifs. Merci également à toi, Jacques. Ton formidable travail à la tête de la Région des Pays de la Loire constitue une chance réelle pour tous nos territoires. Les vendéens bien au-delà de la gauche sont fiers de ce que tu fais.
 
Mais ce soir, mes remerciements iront tout particulièrement à toi, Ségolène.
 
Tu as accepté avec enthousiasme notre invitation faisant de cette soirée un évènement qui marquera l’histoire de notre ville, de notre département et qui, je le souhaite de tout mon cœur, sera l’une des étapes fondatrices pour toute la réussite que je te souhaite au plus haut niveau."

 
Extrait du discours du Ségolène Royal :

Je vais tenir !
  
«  Que de ferveur, que de chaleur, que de gentillesse. Merci de me donner cette énergie, parce ce que le chemin est encore long à parcourir, il y a encore quelques mois à parcourir. Il faut passer par un certain nombre d’étapes. Mais grâce à vous, à La Roche-sur-Yon, je vais tenir ».
 


Bouter le Vicomte hors de la Vendée
  
«  Et puis que vous êtes si nombreux ce soir! Vous allez bien me faire un petit plaisir et lors des prochaines élection générales, bouter le Vicomte hors de la Vendée ».
  
 
La France attend quelque chose
 
« A travers vous c’est la France qui attend quelque chose. Elle sent que nous changeons d’époque». «  Soit on considère qu’il faut laisser détruire l’ensemble des protections, compter sur la loi ravageuse du marché…, soit on considère que la mutation du monde, de l’Europe, de la France, est une formidable chance. C’est d’abord avoir une parole politique ou les citoyens se disent : tiens ils ont compris, .ils osent mettre des mots sur les choses que nous vivons. C’est ça le socialisme de la confrontation à la réalité. Et pourquoi c’est important. Parce que ce diagnostic partagé avec les habitants… lorsqu’il est bien fait, il permet d’agir juste, de réformer juste.
 
 
Face à la faillite de Sarkozy sur la sécurité, c’est à la gauche de relever le défi de la sécurité durable
   
Si la gauche revient aux responsabilités et fait un diagnostic juste, y compris à partir d’un certains nombre d’échecs, alors elle aura la capacité à réformer juste et agir vite. Sur la sécurité c’est la même chose … Vous vous rendez compte de la défaite idéologique si à chaque fois que l’on parle de l’insécurité qui mine la vie de millions de français, on est traité de « sarkozyste » Cela voudrait dire que l’on accepte que l’ensemble de l’action pour la tranquillité publique, qui est une valeur républicaine, fondamentale, serait le monopole de la droite !
Mais la faillite actuelle montre qu’il n’en est rien. Pourquoi est-ce qu’il y a une faillite actuelle ? Augmentation de 20 % des agressions faites aux personnes, doublement du nombre de voitures brûlées en un an. Pourquoi il y a cette faillite ? Parce que derrière il y a des gens qui souffrent que ce sont souvent les plus en difficultés. Pourquoi cet échec. Parce que je pense que Sarkozy n’a pas compris la violence. Elle est plus brutale, plus durement ressentie et elle se diffuse partout. Quel faillite pour un régime qui en fait son thème de campagne en 2002, en a fait son leitmotiv permanent à chaque vote du budget, a fait voter un nombre considérable de lois pour en venir à bout et aujourd’hui il n’y a que 9 % des français qui considèrent que la sécurité s’est amélioré, 50 % qu’elle s’est aggravée, et le reste que ça n’a rien changé… C’est une faillite.
Et bien je vous le dis ici à La Roche-sur-Yon : ce sera à la gauche et aux socialistes de relever ce défi de la sécurité durable, parce que nous nous mettrons en place une sécurité juste et un ordre social juste. Et nous réussirons à faire reculer l’insécurité …
 
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Jeudi 8 juin 2006 4 08 /06 /Juin /2006 08:19
J’ai choisi d’appeler à soutenir Ségolène ROYAL et, comme président de l’union des élus socialistes et républicains de Vendée – il y en a plus que l’on ne croit –, je l’ai invitée à un dîner républicain, vendredi  9 juin en soirée à La Roche-sur-Yon.

Car pour une élue, rien ne vaut le contact direct avec les habitants d’un territoire. Et pour les vendéens qui la connaissent un peu, puisqu’elle est déjà venue plusieurs fois ,notamment en 2001, ce sera une occasion de lui poser des questions en direct. Exemple : le devenir du marais poitevin… ou peut-être… sur son ambition pour la France.

Nous avions vu grand : autour de 500 couverts. Or ce soir nous avons près de 900 réservations ! Casse-tête inattendu. Mais, nous allons faire face en nous serrant un peu. Reste qu’à notre grand regret, nous allons devoir refuser les dernières inscriptions.

La prochaine fois nous réserverons le parc d’exposition des Oudairies pour pouvoir accueillir 3000 personnes, Ce même parc où l’excellent Julien Clerc a dû annuler un concert début juin : Ségolène fait mieux que Julien Clerc, étonnant non ?

La prochaine fois anticipez réserver votre place au plus vite.

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Samedi 3 juin 2006 6 03 /06 /Juin /2006 22:35
L’insécurité est l’un  des thèmes qui a permis à la droite de battre Jospin alors que franchement le bilan de Jospin c’était autre chose que celui de Raffarin et Villepin !

Depuis l’insécurité en direction des personnes a augmenté, les voitures brûlées aussi. Bref c’est un échec total de la politique de Sarkozy, dont on peut être sûr qu’il va chercher à utiliser les violences urbaines à son profit sans rien régler.  Car le fonds de commerce de la droite sarkozyste c’est de créer l’insécurité sociale pour mieux apparaître comme sauveur.

Alors oui il faut avoir une politique qui traite au fonds de la question de la sécurité notamment au profit des plus faibles qui sont nécessairement les premières victimes de l’insécurité. Il faut les protéger mieux.

Alors oui il faut aider les familles en difficulté. Je connais, comme d’autres maires, des femmes seules avec des adolescents qui font la loi dans la famille. Ces familles déstructurées, il faut les aider, encadrer les jeunes qui sont en réelle difficulté, ne pas les laisser tomber dans la délinquance sans réagir. Mettre les allocations sous tutelles dans certains cas ce n’est pas, comme le fait la droite, les supprimer mais faire en sorte que ces moyens de substance soient utilisés pour le bien de la famille.

A l’inverse de la droite, la prévention est la marque des socialistes et de la gauche en général. Cela doit le rester. Mais tout comme la répression n’est rien sans une bonne prévention, une bonne prévention n’est efficace que si la possibilité de punition est réelle et appliquée avec justice.

L’ordre juste c’est cela aussi ! Mais c’est aussi s’attaquer au chômage, c’est aussi apporter une sécurité « professionnelle » qui en soit une pour que l’angoisse du lendemain ne soit plus le quotidien des familles en difficulté, des jeunes et des moins jeunes  sans emploi ou qui ont la crainte de le perdre. Car aujourd’hui qui est à l’abri d’une telle éventualité ?  Bref, il faut que la gauche s’attache à redonner des perspectives et un avenir à notre pays. Il n’est que temps.

Aidons Ségolène Royal plutôt que de déformer ses propos.
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Samedi 3 juin 2006 6 03 /06 /Juin /2006 21:00
Face à la mondialisation économique, ces échanges – même s’ils ne sont sans doute que des gouttes d’eau dans un océan des nationalismes guerriers - ces échanges ne pourront que conforter l’amitié entre les peuples, contribuer à combattre le racisme, et enfin, et surtout, à apporter un peu plus d’humanité dans un monde qui en a bien besoin. Voilà ce que je crois.


La Roche-sur-Yon, une ville ouverte au monde

Depuis 1968, la ville de La Roche-sur-Yon a conscience des enjeux importants qui sont liés aux échanges entre les peuples. Les stigmates de la seconde guerre mondiale ainsi que la nécessité de bâtir une Europe de paix et de tolérance ont conduit des collectivités locales comme la nôtre à rapidement s’engager pour poser les premières pierres d’une citoyenneté européenne et internationale. La ville a ainsi multiplié par seize le nombre de relations avec des villes de quatre continents différents. Entre 1978 et 1988, 5 jumelages sont signés ; depuis 1992, 5 coopérations décentralisées sont engagées ; enfin, en 1994, La Roche-sur-Yon a initié avec d’autres collectivités le Réseau des Villes Européennes ( REVE).

Les jumelages

Gummersbach ( Allemagne 1968)
Coleraine ( Irlande du Nord 1980)
Caceres ( Espagne 1982)
Drummondville ( Québec, Canada 1982)
Tizi-Ouzou ( Algérie 1988)
Burg ( Allemagne 2006)
 

Les coopérations internationales

Tizi-Ouzou ( Algérie 1988)
Costache Negri ( Roumanie 1989)
Tambacounda ( Sénégal 1994)
Al Yamoun ( Palestine 1996)
Zibo ( Chine 1996)

Le réseau des Villes Européennes REVE

Afandou ( Grèce)
Assen ( Pays-Bas)
Burg ( Allemagne)
Caceres ( Espagne)
Coleraine ( Irlande du Nord)
Drummondville ( Québec – Canada)
Gummersbach ( Allemagne)
Horshorlm ( Danemark)
La Roche sur Yon ( France)
Leksand ( Suède)
Oulainen ( Finlande)

Des jumelages à la coopération décentralisée

Pendant les années 80, les jumelages se sont considérablement développés. Au service de la mixité, de la rencontre et de l’échange, ils ont favorisé les déplacements entre écoles, entre associations, contribuant à la compréhension d’autres cultures. Les liens créés entre les habitants des deux villes se sont progressivement développés pour donner souvent lieu à de véritables amitiés.

Aujourd’hui, les jumelages font partie intégrante de l’histoire de notre ville. Les projets restent nombreux et ouvrent des voies nouvelles : réflexion commune sur des sujets de société, mobilité internationale des jeunes, relations tripartites au service des pays du sud, développement économique, protection de l’environnement… Le jumelage restant un acte officiel de partenariat privilégié avec une collectivité étrangère, la volonté institutionnelle reste donc essentielle à son maintien.


Depuis 1992, la loi française permet d’aller plus loin : elle reconnaît les collectivités territoriales comme des actrices de la coopération internationale et leur permet de passer des conventions avec des collectivités territoriales étrangères. Bien entendu, l'action extérieure des collectivités territoriales s'exerce dans les limites des compétences qui sont les leurs.
                                                                Centre culturel à Costache Negri - 2004

Nos motivations sont multiples : économiques, sociales, politiques, historiques…. Mais quelles qu’elles soient, la notion de « réciprocité » est le plus souvent au cœur de notre démarche comme élément de notre politique de développement local. Notre engagement en faveur de la coopération décentralisée se fonde sur 5 principes essentiels :

Un engagement militant pour une mondialisation citoyenne
Un acte de solidarité internationale
Un enjeu social et politique
Un enjeu économique
Une question d'image

Une Maison du Monde pour une citoyenneté nouvelle

Promouvoir la citoyenneté européenne et internationale nécessite une implication forte de la société civile. La Roche-sur-Yon construit sa politique des relations internationales en offrant la possibilité à chaque maison de quartier, à chaque association, à chaque entreprise, à chaque chambre consulaire de mettre leur temps, leurs compétences et leurs savoir-faire au service des projets.

La mise en place en 2000 de la Maison du Monde et des Citoyens a permis de doter les services publics d’un outil au service des associations et de quiconque souhaite conduire une action de coopération internationale. L’assistance technique de montage de dossiers, l’accompagnement individuel ou collectif ainsi que l’acquisition d’une bourse sont autant de soutien à l’engagement citoyen. Sa philosophie repose sur une implication réciproque des partenaires et s’oppose à toute forme de colonialisme nostalgique.

Le local est international

Premier niveau de démocratie, les collectivités locales se doivent de mettre en œuvre des politiques qui prennent en compte les expressions des habitants. Fortes de cet avantage, elles restent les plus à même de porter les changements souhaités notamment dans le domaine des coopérations internationales. C’est la raison pour laquelle notre ville adhère à plusieurs organismes nationaux et internationaux : Cités Unies, Association Française du Conseil des Communes et régions d’Europe… En 2004, à l’occasion de son bicentenaire, La Roche-sur-Yon a créé la Fédération des villes napoléoniennes d’Europe.

Grâce à ces structures de travail et de réflexion, notre collectivité participe à des échanges d’expériences et des programmes d'actions communs. Ce sont à la fois des espaces d’informations, de formations et de conseils, mais aussi des instances utiles pour porter la voix des citoyens et réaffirmer que la place des collectivités locales, comme lors de la présentation de la chartre des collectivités locales, au siège de l’ONU à New York, en 2001.

Tambacounda - Sénégal 2004

Dans certains cas, cette implication permet de manifester un désaccord, comme nous le faisons actuellement auprès de Bruxelles, à travers le Réseau des Coopération Décentralisée avec la Palestine, pour dénoncer l’arrêt du soutien financier au peuple palestinien par l’Union Européenne. Une situation qui débouchera à très court terme sur une catastrophe humanitaire et politique si rien ne bouge.

Quel 3ème millénaire voulons-nous ?

Aujourd’hui, un français sur 3 accepte d’utiliser l’adjectif « raciste » pour se définir. On continue de construire des murs. Les discours xénophobes et racistes de certains dirigeants politiques voudraient nous inciter à revivre l’histoire dramatique de notre monde. Aujourd’hui, on vote des lois pour rajouter du désespoir à la misère de nombreuses populations.

Pourtant, la grande majorité des Françaises et des Français ne se retrouve pas dans ce monde. Les valeurs de fraternité, de solidarité, d’entraide et de partage restent le fondement de nos aspirations. Nombreux sont celles et ceux qui, au quotidien, cherchent à influencer la lente marche vers un monde plus harmonieux : un monde respectueux de tous les êtres humains, de leur environnement et de leur développement.

Le projet de société porté par les collectivités locales de gauche comme La Roche-sur-Yon, s’inscrit dans cette démarche. Acteurs de notre avenir, nous réaffirmons l’importance de notre rôle pour peser sur les décisions à venir. Mener une politique municipale des Relations internationales, c’est d’abord s’engager pour un autre partage de la planète où chacun puisse vivre libre et en paix
Publié dans : Vivre en ville
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Mardi 30 mai 2006 2 30 /05 /Mai /2006 11:52

La France va mal, la gauche est convalescente ! La France a des atouts qu’elle exploite mal. La gauche a des idées et des richesses qu’elle doit mettre en avant. La gauche a des hommes et des femmes de valeur ! Choisissons celle qui incarne le mieux l’avenir que nous désirons.
 

Le libéralisme a échoué à créer du développement et des richesses qui ne soient pas volés aux pays en voix de développement, aux salariés, aux petits épargnants. L’école de Chicago, qui a porté le flambeau de ce libéralisme débridé sur l’ensemble de la planète avec Ronald Reagan et Margaret Thatcher, a perdu sa crédibilité aux yeux des peuples. Mais, la financiarisation du monde continue tous les jours à imposer son emprise avec le soutien politique des populismes et des extrêmes droites.
 

Le socialisme continue d’incarner l’avenir

Pour y parvenir et répondre à nos attentes, il doit oser s’affirmer, proposer ses solutions et s’appuyer sur ses valeurs : partout où l’argent impose sa loi, c’est l’homme qu’il faut remettre au centre. Il ne s’agit pas de nier les contraintes de l’économie, mais de se souvenir que les techniques, les sciences et les finances ne sont que des moyens au service de l’humanité tout entière et d’une planète, la nôtre, qu’il convient de respecter. Nos responsabilités sont écrasantes face à une mondialisation incontrôlée, à une économie financière devenue folle et à des logiques de développement qui sacrifient la planète et conduisent tout droit à des guerres pour le contrôle des énergies, de l’eau, de l’espace à vivre.

Seule la gauche, avec le socialisme comme force d’entraînement, mais respectant et associant les autres composantes de la gauche, seule la gauche peut relever les défis actuels. L’histoire nous a montré que la gauche savait les dépasser pour peu qu’elle se rassemble et sache s’appuyer sur les hommes et les femmes aptes à l’incarner.

 
Le programme s’élabore et le choix approche

Aujourd’hui le programme du PS s’élabore. Il sera celui de notre candidat, que nous choisirons parmi ceux d’entre nous qui possèdent une stature d’homme d’Ètat : Lionel Jospin, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang, François Hollande et Ségolène Royal.
Tous ont des atouts des compétences, une crédibilité supérieure à tous les candidats de droite. Tous incarnent la fidélité aux valeurs du socialisme, le changement, la compétence et l’expérience. Mais je pense qu’aujourd’hui c’est Ségolène Royal qui incarne le mieux l’aspiration au changement et au renouvellement de la classe politique. Elle affiche une volonté d’équilibre entre ordre et justice, entre adaptabilité de notre économie et sécurité pour les travailleurs, entre modernité et protection des plus faibles : hommes ou femmes en situation de faiblesse, enfants…
 
Mieux que d’autres aujourd’hui, elle démontre qu’il est possible de ne pas abandonner les thèmes d’ordre, de respect, de morale à la droite. Une droite désormais incrédible avec l’échec de Sarkozy en matière de sécurité des personnes, l’affaire Clearstream comme preuve de la perpétuation des " cabinets noirs ", l’amnistie de Drut, comme témoignage pitoyable des petits arrangements entre amis. Une droite épuisée qui s’enfonce dans la honte.
 
Avec Ségolène Royal, nous mesurons aujourd’hui que ces valeurs ne sont ni de droite ni de gauche, mais qu’elles tracent des lignes de fractures dans la société, qu’il nous revient de dépasser dans l’esprit qui est le nôtre de justice, de protection des individus, de sécurité sociale et professionnelle.
Ségolène Royal incarne également une nouvelle génération de femmes qui ose prétendre aux plus hautes responsabilités sur leurs seules compétences et leur expérience, comme Michelle Bachelet au Chili. Et puis elle a su faire preuve de combativité, de détermination, de pugnacité, et cela dans la durée, pour conquérir et garder une circonscription difficile, pour assurer trois fois des responsabilités ministérielles et à l’Elysée.
 

Priorité à l’écoute et à une démocratie plus participative

Cet objectif est ambitieux, difficile, semé d’embûches. Et je suis bien placé pour le savoir dans une ville où nous faisons tout dans ce sens. Cela ne signifie pas que les élus que nous sommes démissionnions. En dernier ressort, il nous revient de décider mais en personnes capables d’écouter, de débattre, d’accepter de coproduire des décisions quand c’est possible et que le résultat en est meilleur.
 
Cette pratique est essentielle, car elle est l’un des rares qui puisse réhabiliter la démocratie. Les français font, à cet égard, une parfaite distinction pratique réelle et artifice de communication, comme Sarkozy ou de Villiers s’en sont faite une spécialité.
 
Ségolène Royal, tout au contraire, a démontré que sa volonté affichée était suivie d’effet ! Une volonté forgée au contact de François Mitterrand, appuyée sur des expériences probantes au niveau national comme en région qui démontre qu’elle saura transformer la politique pour rendre plus vivante la démocratie.
 
Quant à ceux qui, à gauche comme à droite, pronostiquent ou espèrent un effondrement, qu’ils se remémorent le passé. Les échecs de la gauche sont toujours survenus par ses propres divisions. Alors, laissons se dérouler le processus démocratique de désignation de notre candidat dans une pratique positive de la démocratie interne de notre parti.
 
Et puis observons. Non pas les sondages, mais partout en France, dans chacun des déplacements de Ségolène Royal. Quelque chose est en train de se passer. Elle mobilise bien plus de monde que n’importe qui, et surtout, beaucoup ont le sentiment que l’histoire s’accélère et donne une réelle chance à la gauche. Un espoir naît, une espérance se lève dans le pays, créative, puissante, comme une lame de fond qui déborde les clivages traditionnels et porte non seulement l’espoir, mais plus encore la volonté d’un autre avenir.
Publié dans : Politique
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Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /Mai /2006 22:03
Ce jeudi 25 mai, jour anniversaire de la création de La Roche-sur-Yon par Napoléon (25 mai 1804), le cyclisme était roi à La Roche-sur-Yon, puisque le 35ème tour de Vendée a rassemblé certaines des meilleures équipes qui se préparent pour le tour de France. Une occasion de vérifier que le cyclisme est populaire puisque plusieurs milliers de spectateurs se sont massé place Napoléon, comme le montre la photo que j’ai prise depuis le podium protocolaire (voir photo de la semaine).

Mais ce que je souhaite retenir ce jour, c’est aussi la rencontre de deux équipes de cyclotouristes que je suis allé accueillir au stade Desgrange. L’une d’elle, « la diagonale du souffle » venait de Carcassonne et se rendait à Brest en 5 étapes pour un périple de 1000 km. La seconde « la randonnée du sel » venant de La Baule et se rendant à La Bourboule en 3 étapes. Toutes deux collectent des fonds pur financer la recherche et lutter contre la Mucoviscidose, une maladie génétique contre laquelle la recherche médicale progresse sans l’avoir encore totalement vaincue.

Chapeau à ces bénévoles qui prennent des jours de vacances et se cotisent pour organiser de telles manifestations. Chapeau aussi à André Gillemot qui se dépense sans compter dans les « virades de l’espoir » dans le même objectif.

Oui ces cyclotouristes ont choisi de « pédaler utile » avec il est vrai moins de public et de moyens que  le tour de Vendée. On peut le regretter, mais en même temps cela donne foi dans la vie quand des personnes rompent leur isolement pour des causes essentielles comme la lutte contre ces maladies. Contrairement à ce que prétendent certains, la France ne dégringole pas.
Publié dans : Vivre en ville
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Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /Mai /2006 11:23
Après « l’arnaque » de la fracture sociale, la dissolution ratée, le refus de tenir compte des conditions de son élection en 2002, l’initiative ratée du référendum européen, l’absence de réponse à la crise des banlieux, l’échec du CPE, l’affaire Clearsteam, Jacques CHIRAC semble vouloir tuer non seulement la Cinquième République, mais il met la démocratie en danger.

Avoir fait voter une loi pour amnistier ses amis et le faire avec l’amnistie de Guy DRUT jette un nouvel éclairage sur le fait que CHIRAC depuis longtemps ne sert plus la République mais s’en sert, dans une fin de règne qui en menace les fondements.

Pire ! A discréditer la classe politique il risque de livrer la France aux forces d’extrême droite, au populisme qui pointe à nouveau en Europe comme en Pologne ou à Amsterdam ! Et ce ne sont pas les Sarkozy, Mégret, de Villiers, etc. qui s’en plaindront. Ils surfent sur le même créneau : un populisme mâtiné de rejet de « l’autre », de l’étranger, bientôt du voisin (ça ne vous rappelle rien ?), illustré par les lois contre l’immigration de Sarkozy, le retour au FN de Mégret et le délire anti-islamiste de Villiers.

Il temps que les républicains se réveillent, que la gauche se ressaisisse, que le PS adopte son programme, choisisse son candidat, ressoude l’union à gauche, une gauche la plus large possible. Bref, notre Pays a besoin de la gauche pour ne pas sombrer.

Publié dans : Editorial
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Samedi 27 mai 2006 6 27 /05 /Mai /2006 21:23
Il y a quelques semaines, on inaugurait un nouveau passage souterrain permettant de franchir la voie ferrée. Et de supprimer un passage à niveau « historique » qui était encore manuel ! Eh oui ! à l’heure du TGV, il y en reste encore, datant de l’époque de « la bête humaine » ou de « la bataille du rail ».

En plus de la circulation automobile (un réel soulagement pour tous ceux qui perdaient là un temps précieux) le nouvel ouvrage d’art prévoit un passage pour les piétons et les cycles dans la prolongation d’un boulevard.  Une réussite en soi et un service précieux pour tous ceux qui fréquentent le quartier.

Ce passage a fait l’objet d’une très longue concertation dans le cadre du projet gare dans un quartier en plein bouleversement avec l’électrification de la ligne SNCF « Nantes-La Roche-Les Sables ». Après le TGV « mogette », voilà le vrai, qui arrivera à quai le 14  décembre 2008. C’est une belle victoire collective.

Pour fêter ces avancées, à l’initiative du conseil de quartier, les voisins étaient conviés à une exposition sur l’histoire du quartier, suivie d’un pique-nique, samedi dernier. Tous l’avaient bien mérité, car au long des débats sur le projet du « quartier gare », j’ai été frappé par la mobilisation des habitants, leur niveau de participation, la pertinence de leurs réflexions. Il faut dire que les 25 volontaires qui ont constitué le « comité de projet » se sont formidablement investis dans le débat en manifestant un profond attachement à leur quartier et un sens élevé de l’intérêt général.

Dans ce quartier, les bouleversements prévus sur une dizaine d’années sont considérables : la construction d’un stade, d’une gendarmerie, de bureaux pour la DDAF. Et aussi, la transformation de 13 ha de friches SNCF en ZAC de logements modernes et mixtes sur l’espace Zola, la construction de 80 logements privés avec un  pôle enfance. Ajoutez-y la suppression du passage à niveau et l’électrification de la ligne SNCF, le de pôle d’échange multimodal projet qui doit démarrer fin 2006 devant la gare et inclure la modernisation de cet édifice. Soit au total plus de 150 millions d’euros d’investissements !  L’avenir est en marche.
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Mercredi 17 mai 2006 3 17 /05 /Mai /2006 00:43
La Roche sur Yon a été ce week end le théâtre d’une manifestation ô combien symbolique. C’était le lancement de la tournée européenne « d’une seule voix » : des concerts donnés par des musiciens Israëliens et Palestiniens, de toutes confessions, réunis par leur métier et l’amour de la musique.


Cet événement exceptionnel a vu le premier concert « historique » se dérouler dans notre ville. Historique puisque c’était la première fois que ces artistes israéliens et palestiens de confessions différentes se produisaient ensemble en Europe. Il fait partie  d ‘une série de 14 concerts se déroulant en France dans les semaines à venir et a soulevé l’enthousiasme des Yonnais et des ligériens venus très nombreux y assister, et saluer, debout, la démarche courageuse de ces citoyens du monde décidés à démontrer à travers la musique que le dialogue est toujours possible.

Le nouveau (et jeune) maire d’Al Yamoun, ville palestinienne proche de Jenine avec laquelle La Roche sur Yon entretient des liens d’amitié depuis plusieurs1996, avait fait le déplacement pour ce concert hors du commun, une occasion pour lui de témoigner des graves difficultés que connaissent le pouvoir politique et administratif en Palestine après la décision d’embargo financier prise par l’Union européenne.

Reprendre les financements européens et la « feuille de route »

Frappé par ce témoignage poignant, convaincu s’il en était encore besoin par la démarche des artistes, j’en appelle, avec les Maires des communes françaises réunies dans Cités unies France, au Président de la République, afin qu’il intervienne fermement auprès de l’Union Européenne, et qu’il obtienne l’engagement de celle-ci en faveur de la reprise des financements en direction de la Palestine, de la reprise du dialogue et de la mise en œuvre de la feuille de route dans le cadre du respect des résolutions et du droit international.

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