Le conseil des SAGES de La Roche sur Yon a été créé par Jacques AUXIETTE sur une idée de Kofi YAMGNAGNE. Ce dernier, ancien Ministre, a mis en place une telle instance dans une petite commune bretonne dont il était maire sur les conseils de ses parents. En effet ceux-ci, parce qu’africains, ne pouvaient comprendre qu’un jeune maire comme leur fils puisse diriger la commune sans les conseils avisés des anciens. Ce regard qui respecte l’expérience doit nous interpeller nous, européens.
C’est évident qu’un jeune retraité a une expérience qui peut bénéficier au plus grand nombre pour peu qu’il accepte de la mettre au service de l’intérêt général et de la commune.
C’est dans cet esprit que travaille depuis le début les conseillers sages de la ville au nombre d’une soixantaine. D’horizon et d’expériences différents, ils peuvent s’autosaisir d’une question, rédiger des rapports, faire des suggestions qui seront utiles au conseil municipal.
Lundi dernier, ils m’ont présenté des rapports pour la plupart étayés et très divers : Cheminement doux et espaces publics, fleurissement de la ville, réflexion sur une nouvelle zone d’habitat, bilan du fonctionnement de l’aire de
service de camping-cars dont ils ont eux-mêmes suscité la création, analyse de l’image de la ville, réflexion sur un projet de « maison des proches » (pour les malades hospitalisés), accessibilité et handicap, valorisation des équipements et des pratiques sportives et une question qui faisait l’objet d’une lettre de mission de ma part « le mieux vivre ensemble ». Cette question sera d’ailleurs au cœur d’une journée de réflexion les 3 et 4 novembre prochain. Nous en reparlerons sans doute.
Ci-dessus : Conseil des SAGES réuni salle du conseil municipal
Cet apport est essentiel pour la collectivité ; c’est un regard différent de celui des services et des élus. Les Sages ont une expertise dont je demande aux services comme aux élus de tenir le plus grand compte, notamment parce que les rapports sont toujours l’objet d’une analyse longue et argumentée.
Dans le même esprit le comité de suivi du projet gare a été très utile et a
modifié notre façon de voir. De la même façon je ne compte plus les amendements, projets, remarques des conseils de quartiers, ou l’ampleur des travaux, petits ou grands, réalisés ou initiés, grâce aux enveloppes de quartiers.
Non la démocratie participative ne remplace pas la démocratie représentative qui en République est la base de la démocratie.
Oui c’est difficile et ces structures n’ont pas toujours raison.
Ci-dessus : conseil de quartier du Pentagone salle du conseil
Oui c’est aux élus de décider en dernier ressort.
Oui, cette démocratie participative est un atout exceptionnel pour notre ville où 2500 à 3000 personnes chaque année sont amenées à donner leurs avis, leurs exigences, leurs expertises !
Oui les habitants sont forcément ceux-là même qui connaissent le mieux leur quartier et leur ville !
Oui la concertation et le débat permanents enrichissent la vie démocratique d’une commune, rapprochent les élus des citoyens et permettent à ceux-ci de mieux remplir leur mission.
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